Lors du TOTEC 2018, Jean-François Gomez, Industry Solution Executive chez Microsoft, est intervenu pour expliquer qu’à l’heure où les algorithmes régissent de plus en plus la société, les entreprises devront compter sur leurs collaborateurs et leurs compétences humaines pour rester compétitives.
« À l’heure du prédictif et de l’hyperpersonnalisation, le challenge aujourd’hui pour les entreprises est de sauver le hasard », a lancé Jean-Michel Gomez, Industry Solution Executive chez Microsoft. Nécessaires pour faire voler des avions ou pour arriver à l’heure à un rendez-vous, les algorithmes façonnent de plus en plus le quotidien de chacun. À cela s’ajoute une hausse globale des réglementations. En cherchant à réduire l’inconnu grâce à l’analyse pour mieux anticiper les évolutions des marchés, la société ne serait-elle pas en train de tuer le hasard ? « Pour se démarquer dans cet univers où l’information et les transactions sont réglementées, les marques devront miser sur l’émotion », a-t-il suggéré.
L’humain, un nouveau facteur compétitif
Mais comment y parvenir pour des entreprises soumises à la même réglementation et qui utiliseront de plus en plus les mêmes algorithmes ? « Bientôt les collaborateurs constitueront le seul élément différenciant », a expliqué Jean François Gomez. Il conseille ainsi aux acteurs du Tourisme d’inciter leurs collaborateurs à sortir du moule pour créer la surprise. Ils devront être « entrepreneurs » et prendre des risques « tout en respectant l’image et la politique de la marque ». Persuadé que demain la performance des entreprises passera par l’ensemble de ses collaborateurs, il a conseillé à la tribune d’investir dans leur formation. Ils devront être en mesure de casser les codes pour surprendre les touristes et de créer des souvenirs.
Gare à l’IA…
Le conférencier a marqué une pause pour aborder un point rarement évoqué au sujet de l’intelligence artificielle. Pour rappel, l’apprentissage automatique ou machine learning permet à une IA d’apprendre lors de chaque utilisation. À noter qu’il est impossible de désapprendre à une IA ensuite. « Quand vous utilisez un algorithme, vous contribuez donc à sa formation et in fine, à celle de son propriétaire », a rappelé Jean François Gomez. Et parfois derrière ce propriétaire se cache une société concurrente...
Photo d’ouverture : © Alexandre Nestora