Crédits : Allianz Partners L’occasion pour Ray Hammond de décrire l’impact de la pandémie sur le futur de l’habitat, de la santé, de la mobilité et des voyages. Alors que plusieurs analystes prédisent la fin de la pandémie d’ici décembre 2020, et que, de nombreuses marques du Tourisme tentent d’anticiper ce que sera le monde d’après pour se repositionner, Allianz a invité le futurologue Ray Hammond a imaginer l’impact de la pandémie sur nos modes de vie. « Cette pandémie est un tournant dans l’Histoire, un point de rupture profonde », estime le Futurologue Ray Hammond. À travers une infographie, l’observateur dresse un bilan sur l’impact de l’épisode de la COVID-19 sur l’habitat, la santé, la mobilité et les voyages.
Une société (davantage) connectée
Ray Hammond estime que l’habitat va rapidement se transformer en « forteresse digitale multifonction », accélérant l’adoption de solutions domotiques notamment. Ces maisons connectées contribueront par ailleurs à accélérer la transition numérique du secteur de la Santé pour le futurologue, qui voit dans l’intégration de solution de suivi médical au sein des maisons un scénario réaliste. « Les citoyens exigeront une augmentation des budgets de santé, tandis que les États procèderont de plus en plus à une relocalisation des chaînes logistiques médicales afin de garantir un accès rapide aux équipements et médicaments », écrit le futurologue. La technologie semble prendre une place prépondérante dans cette société post-covid-19, dans laquelle les citoyens porteront des masques connectés, qui seraient en cours de développement au MIT, capables de détecter si son porteur présente des symptômes de la COVID-19. Pour autant, Ray Hammond estime que la pandémie va remettre en cause la façon dont s’organise la mobilité actuellement et notamment la place de la voiture individuelle.
La fin de la voiture personnelle ?
« Pendant le confinement imposé, les gens ont découvert qu’ils pouvaient commander leurs courses et réaliser leurs achats en ligne rapidement et en toute simplicité. De plus, le télétravail s’est généralisé pendant la crise. Aussi, nombreux sont celles et ceux qui se demandent aujourd’hui s’il est vraiment nécessaire de posséder une voiture personnelle », explique-t-il. Le futurologue défend ainsi l’essor des solutions de mobilité partagée. La Micromobilité pourrait également tirer son épingle du jeu, profitant du développement d’infrastructures dédiées à la pratique du vélo, du skateboard ou de la trottinette. Un marché encore très fragmenté qui nécessitera un encadrement de la part des autorités locales mais aussi une grande rigueur de la part des fournisseurs eux-mêmes, qui devront montrer patte blanche en matière d’hygiène et de sécurité notamment.
« L’expérience de voyage ne sera plus jamais la même »
Si la pandémie semble, au regard des prédiction de M.Hammond, accélérer le développement de tendances émergentes, l’impact le plus important concerne les voyages. « Le COVID-19 représente un réel tournant pour l’industrie du voyage : les avions ont été cloués au sol, les services ferroviaires réduits, les bateaux de croisières interdits d’accostage en raison de la présence de passagers contaminés à bord, les hôtels et restaurants fermés pour cause de mesures sanitaires. La période post-pandémie marquera l’avènement d’une ère nouvelle de précautions, marquée par moins de spontanéité et plus de protections contre le virus », détaille Ray Hammond.
La fin des croisières…
Une transition que l’on peut déjà constater à travers les initiatives entreprises par les acteurs du secteur, dans les aéroports notamment. Ceux-ci ne seront d’ailleurs plus, selon le futurologue, le théâtre des au revoir et embrassades qui s’effectueront désormais avec le port du masque et à l’extérieur des complexes aéroportuaires. Dans certains cas, les passerelles d’embarquement seront même transformées en « sas de désinfection ». Et à bord des avions, le futurologue imagine l’instauration de quotas concernant les bagages en cabine ainsi qu’un service de restauration restreint. « Les croisiéristes seront certainement le secteur le plus impacté puisque personne ne sait précisément comment organiser des croisières tout en respectant la distanciation sociale et, par-dessus tout, comment gérer la mise en quarantaine des passagers malades pour éviter la propagation du virus », s’inquiète-t-il. Les CHR seront quant à eux contraints d’appliquer des mesures sanitaires renforcées, avec notamment une réduction du nombre de tables et de l’amplitude horaire au sein des restaurants. À l’inverse, le futurologue pense que la crise va profiter aux services de livraison de repas et de restauration à emporter. Dans les hôtels, les concepts de buffets devraient laisser la place à un service à des tables individuelles « suffisamment espacées ». Aussi, il estime que les excursions locales seront exclusivement organisées pour des groupes privés et leur coût grimpera inévitablement.
Et des voyages d’affaires ?!
Enfin, Ray Hammond conclut son rapport indiquant que la pandémie devrait aboutir à une remise en cause des voyages d’affaires. « La pandémie a, en effet, démontré qu’il est possible de gérer des projets d’envergure internationale par visioconférence, et ainsi de réduire les charges financières et les émissions de gaz à effet de serre », écrit-il. Selon lui, seuls les « salons, expositions et événements sportifs internationaux » devraient reprendre leur activité normalement dans un avenir proche. Pour Allianz, cette étude sert de support à l’évolution de ses produits et services d’assurance dédiés aux secteurs analysés.
L'infographie peut être consultée ici
Photo d’ouverture : Drew Beamer