Evaneos passe à l’hyper‑régionalisation pour désengorger les hotspots européens

Le spécialiste du voyage sur mesure restructure son offre européenne en 150 sous‑régions, contre 30 pays jusqu’ici.

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Ronan Daniel

Ronan Daniel

29 mai 20263 min de lecture

Large tourist crowd on Piazzale Michelangelo enjoying sunset over Florence
© Adobe Stock

Le spécialiste du voyage sur mesure restructure son offre européenne en 150 sous‑régions, contre 30 pays jusqu’ici. L'ambition est de détourner les flux des sites saturés et proposer des itinéraires immersifs, moins fragmentés.

Le continent européen capte plus de la moitié des arrivées internationales en 2025 selon ONU Tourisme, et cela accroît la pression estivale sur certains sites. Pour ne pas alimenter la surconcentration qui menace certains sites, la plateforme de voyage sur mesure annonce un virage d’hyper‑régionalisation et passe d’une logique d’environ 30 pays à près de 150 sous‑régions. L’ambition est de mieux répartir la demande, en mettant en avant des territoires moins fréquentés mais à fort potentiel et des expériences davantage ancrées localement.

"Une autre Europe existe"

La plateforme est repensée pour faire émerger des itinéraires plus localisés mais aussi plus immersifs. Evaneos vise, pour chaque région, plusieurs parcours dédiés et au moins une agence locale spécialiste accessible depuis ses différents marchés européens. Le réseau d’experts "ultra‑locaux" est renforcé et de nouveaux cycles de formation accompagnent la montée en compétence des partenaires. Des arbitrages cohérents jalonnent la trajectoire : instauration de durées minimales de séjour et suppression des city breaks en avion.

Aurélie Sandler, co-CEO d’Evaneos

L’entreprise s'empare même du sujet à la source, l’inspiration, afin de déplacer l’imaginaire au‑delà des capitales et spots iconiques. "Pendant longtemps, l’imaginaire du voyage en Europe s’est concentré sur quelques destinations iconiques", rappelle Aurélie Sandler, Co CEO Evaneos. "Notre rôle aujourd’hui est de montrer qu’une autre Europe existe : plus régionale, plus surprenante, et souvent plus dépaysante. L’IA joue évidemment un rôle clé dans cette évolution", même si, précise l'entreprise, la conception finale des voyages reste portée par l’expertise humaine de terrain. "Chez Evaneos, nous croyons profondément à cette complémentarité : utiliser la technologie pour ouvrir le champ des possibles, et l’expertise humaine pour donner du relief, de la nuance et de l’émotion au voyage", poursuit Aurélie Sandler.

"Des expériences plus incarnées et plus singulières"

Cette évolution s’inscrit dans la feuille de route de décarbonation élaborée avec le cabinet Carbone 4. Elle s’appuie sur quatre leviers : voyager plus près, substituer certains vols par le train, réduire les émissions à destination et allonger la durée des séjours. L’hyper‑régionalisation vise à atténuer la pression sur les points chauds tout en transformant l’expérience client. Elle répond aussi à une demande qui évolue vers moins de foule et davantage de sens. "Ce que nous constatons surtout, c’est une envie grandissante de vivre des expériences plus incarnées et plus singulières, et c’est là où une approche par région prend tout son sens", souligne Aurélie Sandler. Selon l’entreprise, certaines destinations européennes moins exposées, comme le Pays de Galles ou l’Angleterre, enregistrent cet été des progressions sensibles, avec jusqu’à deux fois plus de demandes qu’en 2025.

Le déploiement de l’approche par sous‑régions commencera progressivement à partir de l’été 2026 sur les principaux marchés européens de la marque. Parallèlement, l’Index du surtourisme conçu avec Roland Berger sert de boussole pour orienter la demande loin des zones les plus exposées en haute saison, sans renoncer à la qualité d’expérience recherchée par les voyageurs.

Photo d'ouverture : imagoDens

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