Le 22 avril 2026, des élus républicains de la Chambre présentaient deux projets de loi fédéraux sur la vie privée. Travel Tech salue cette avancée vers un standard national unique, dans le prolongement de son plaidoyer engagé depuis 2024.
Se dirige-t-on vers un RGPD américain ? Des élus républicains de la Chambre des représentants annoncent deux projets de loi qui fixeraient des règles nationales sur la collecte et l’usage des données personnelles. L’ambition est de remplacer un ensemble déjà conséquent de lois étatiques et hétérogène et d’accorder de nouveaux droits d’accès et de contrôle aux consommateurs. Pour l’industrie du voyage, habituée aux flux de données quotidiens entre plateformes de réservation, fournisseurs et prestataires B2B, l’impact serait immédiat. L'association Travel Tech, qui milite depuis plusieurs années pour cette harmonisation fédérale, accueille favorablement cette perspective et la rattache à sa note publiée en 2024 qui appelait à mettre un terme au patchwork des textes d’États.
Le secteur du voyage se caractérise par une forte intensité de données, une orchestration multi-acteurs et une dimension transfrontalière. "Le voyage est par nature inter-États et de plus en plus numérique", rappelle la Présidente de l'association Laura Chadwick. "Le patchwork actuel crée de la confusion, renchérit la conformité et complique les expériences sans couture attendues par les voyageurs." La coexistence de règles étatiques hétérogènes brouille l’information des voyageurs, alourdit la conformité et complique l’exécution d’expériences sans couture. Selon Travel Tech, un standard fédéral peut simultanément renforcer la protection des personnes et sécuriser les opérations des marques, qui s’appuient sur des volumes élevés de données pour la personnalisation, la prévention de la fraude et le service client.
Laura Chadwick, CEO de Travel Tech Association
Travel Tech a déjà rejoint en 2023 la coalition "United for Privacy: End the Patchwork" et se dit prête à travailler avec les parlementaires. "Un cadre national clair et cohérent constituerait une avancée importante pour l’industrie du voyage et les millions de consommateurs et d’entreprises qu’elle sert chaque jour", résume Laura Chadwick.
Les projets doivent maintenant suivre le parcours législatif, à commencer par les dépôts formels et les travaux en commission. Travel Tech entend poursuivre le dialogue avec les parties prenantes sans perdre de vue que le débat sera autour de la préemption des lois d’État. L'organisme précise enfin qu'au-delà du calendrier parlementaire, les entreprises du voyage devront anticiper des ajustements de gouvernance des données, de transparence et de mécanismes de transfert si un standard fédéral se concrétise.
Photo d'ouverture : OMEGA