MAKO reçoit une dotation pour produire son revêtement "peau de requin" pour avions

Le groupe australien Mako obtient une subvention de 3 millions de dollars australiens via l’Industry Growth Program.

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Ronan Daniel

Ronan Daniel

3 avril 20262 min de lecture

Grey shark ready to attack underwater in the blue
© Adobe Stock

Le groupe australien Mako obtient une subvention de 3 millions de dollars australiens via l’Industry Growth Program. L’enveloppe doit accélérer l’industrialisation et la certification de Flightfilm, un film biomimétique réduisant la traînée des avions.

Mako, anciennement MicroTau, annonce l’obtention d’une subvention de 3 072 870 dollars australiens (1,9 millions d'euros environ) accordée par l’Industry Growth Program du gouvernement fédéral. Soutenu par le Department of Industry, Science and Resources, ce financement va permettre de concevoir et démontrer une ligne de production roll-to-roll développée en Australie avec des partenaires locaux et à décrocher les homologations nécessaires pour un déploiement commercial mondial de Flightfilm, sa surface inspirée de la peau de requin destinée à réduire la traînée des aéronefs.

Le projet "Shark Tank: Sharkskin Aviation Product Manufacture and Certification" s’appuie sur une technologie lithographique propriétaire. MAKO prévoit de concevoir, assembler et intégrer une capacité de fabrication Flightfilm à grande échelle, tout en menant en parallèle les certifications du produit et des installations. L’entreprise espère obtenir l’approbation pour fabriquer et livrer Flightfilm aux compagnies aériennes en Australie comme à l’international, et réduire au maximum les délais entre l’industrialisation et la mise sur le marché.

Flightfilm se présente comme une surface rétrofitable, appliquée sur l’extérieur des appareils, qui améliore l’aérodynamique et réduit la consommation de carburant sans modification structurelle. L’entreprise avance jusqu’à 4 % de gain net d’efficacité, un niveau présenté comme comparable aux bénéfices de nouveaux moteurs, pour un coût inférieur et une intégration facile.

Si cette performance était confirmée par des expertises indépendantes, Mako répondrait aux besoins de compagnies désireuses de baisser leurs coûts d’exploitation et leurs émissions en attendant la montée en puissance des carburants d’aviation durables (SAF) et des technologies de rupture. Les solutions de réduction de traînée par biomimétisme semble donc séduire les acteurs du transport aérien, sous réserve d’obtenir les certificats de navigabilité et de maintenance.

Photo d'ouverture : Andrea Izzotti

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