Baromètre VivaTech : confiance élevée, des inquiétudes sur la souveraineté

Le baromètre 2026 de VivaTech, mené par OpinionWay auprès de dirigeants en Europe et aux États-Unis, révèle une confiance forte dans la tech et l’IA, mais…

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Ronan Daniel

Ronan Daniel

3 février 20262 min de lecture

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© Archives Travolution

Le baromètre 2026 de VivaTech, mené par OpinionWay auprès de dirigeants en Europe et aux États-Unis, révèle une confiance forte dans la tech et l’IA, mais signale des inquiétudes sur la souveraineté et la cybersécurité.

L’édition 2026 du Baromètre de la confiance dans la tech des dirigeants d'entreprises, publiée le 3 février 2026 par VivaTech, met en évidence un optimisme qui se confirme face aux technologies. L'étude, conduite entre novembre et décembre 2025 auprès de 1 524 dirigeants de sept pays, mesure cette confiance à 89/100, une hausse par rapport au score de 87 en 2025, tandis que 88 % des décideurs disent mieux percevoir le rôle de la tech dans la compétitivité de leur entreprise sur un an.

L’IA est désormais jugée fiable pour guider des décisions par 89 % des répondants. L’IA n’est pas perçue comme une menace à court terme pour l’emploi : 92 % des répondants se disent confiants dans leur capacité à préserver les effectifs sur douze mois. La majorité anticipe aussi une trajectoire d’investissement durable dans l’IA, seuls 17 % redoutent une bulle spéculative (ce chiffre monte à 30 % en France).

Cette confiance est parfois perçue par les intéressés eux-mêmes comme excessive. 39 % d'entre eux admettent avoir déjà partagé des données d’entreprise avec un outil d’IA en lequel ils n’avaient pas pleine confiance.

Fracture atlantique et confiance en sa propre compétitivité

L'étude tempère cet enthousiasme en notant une tendance forte de préférence nationale : 92 % des dirigeants interrogés privilégieraient un fournisseur de même nationalité, près de la moitié (47 %) en faisant même un critère indispensable. Par ailleurs, 63 % se disent préoccupés par la perte de souveraineté que peuvent accompagner les progrès technologiques. Derrière ces chiffres globaux, on observe des disparités que l'étude assimile à une "fracture atlantique". Cette préférence locale est en effet un critère indispensable aux États‑Unis et au Royaume‑Uni (57 % dans chaque pays). Dans l'Union européenne, elle est plus souvent vue comme un « plus »

Cette tendance est corroborée par la perception d'une compétitivité accrue des acteurs de chaque nation : 87% des dirigeants considèrent que les entreprises de leur pays sont compétitives à l'échelle internationale sur les sujets tech, cette mesure atteint 92% aux États-Unis mais progresse aussi en France (81%, +12 points depuis 2024).

Ces perceptions se traduisent dans les investissements. La cybersécurité arrive en tête des domaines déjà financés (82 %), devant l’IA (76 %), la 5G (73 %), le cloud computing (72 %) et l’Internet des objets (54 %). La France suit cette trajectoire mais se montre plus prudente sur l’IA et le cloud. Pour les douze prochains mois, 87 % des dirigeants prévoient d’accroître leurs dépenses en IA,  53 % envisage même de le faire de façon très significative, et 77 % en cybersécurité. L’automatisation robotisée des processus avec 80 % d’intention et le calcul quantique (76 %) s’annoncent comme des relais, notamment pour soutenir et accompagner des usages d’IA avancés.

Photo d'ouverture : VivaTech 2025

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