La dernière enquête de Global Rescue met en lumière une montée en puissance de l’IA dans la préparation des voyages, avec des disparités selon l'origine géographiques des voyageurs, mais aussi leur genre.
Le Global Rescue Fall 2025 Traveler Safety and Sentiment Survey publié le 8 décembre 2025 note une adoption de plus en plus soutenue de l'Intelligence Artificielle. Plus d’un voyageur sur cinq (22%) dit utiliser l’IA pour planifier un voyage. L’IA sert d’abord d’assistant de cadrage et d’inspiration avant d’appuyer des choix plus concrets. Les principaux cas d’usage sont la planification d’itinéraires (73%) et la recherche générale (67%). Les recherche de restaurants (36%), de vols (35%) et d’hébergements (30%) constituent l'essentiel des requêtes.
"Ces résultats montrent que les voyageurs qui ont testé l'IA en perçoivent très largement les avantages", estime Dan Richards, PDG de The Global Rescue Companies et membre du Conseil consultatif américain du voyage et du tourisme auprès du département du Commerce des États-Unis. "À mesure que les outils gagnent en performance et en fiabilité, l'IA deviendra probablement un élément incontournable de la planification de voyages dans le monde entier."
Chez les voyageurs qui l’emploient, l’usage s’étend selon les besoins et concerne de plus en plus les informations relatives au visa (26% pour les voyageurs internationaux), la traduction (21%), ou recherche liée aux expériences. Bien que l'adoption globale demeure minoritaire, la satisfaction que les utilisateurs en tire est forte avec près de 80% des usagers satisfaits.
Les femmes en pointe sur l'IA
L'étude, menée aux États-Unis auprès de 1500 membres et anciens clients de Global Rescue, spécialisé dans l’assistance d’urgence pour les voyageurs, montre que les recours à l’IA concerne majoritairement des besoins transfrontaliers : les vols (45%) mais aussi les visas (26%) et la traduction de documents (21%). Les voyageurs américains qui l'utilise, eux, l’utilisent davantage pour l’hébergement (32%) et les restaurants (37%), une fois la destination arrêtée. Ces différences reflètent, expliquent les auteurs de l'étude, la diversité des contextes d’usage : d’un côté, la réduction de la complexité des formalités et des liaisons, de l’autre, l’optimisation de l’expérience sur place.
L'étude note enfin quelques divergences entre hommes et femmes dans leur rapport à l'IA. Les femmes utilisent un peu plus souvent l'IA pour planifier leurs voyages et l'appliquent à un plus large éventail d'objectifs, notamment la définition d'itinéraires (74 %), le choix d restaurants (36 %) et les recherches générales (68 %). Les hommes, moins utilisateurs, sont en revanche plus enclins à se dire satisfaits des outils d'IA quand ils les testent et à dire vouloir les utiliser à nouveau.
Photo d'ouverture : Vlada Karpovich