Reconnaissance faciale : l’Australie en première ligne pour tester le « Journey Pass » proposé par l’OACI

L’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) propose le "Journey Pass", une carte d’embarquement numérique basée sur la reconnaissance faciale et…

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Ronan Daniel

Ronan Daniel

25 juillet 20252 min de lecture

Reconnaissance faciale : l’Australie en première ligne pour tester le « Journey Pass » proposé par l’OACI
© Archives Travolution

L’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) propose le "Journey Pass", une carte d’embarquement numérique basée sur la reconnaissance faciale et l’identification biométrique. L'opérateur basé en Australie FCM voit dans ce dispositif une avancée majeure.

En avril dernier, l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) a présenté le « Journey Pass », une carte d’embarquement numérique reposant sur l’identification biométrique et la reconnaissance faciale. Ce dispositif, qui vise à se passer de passeports physiques et de documents papier lors des contrôles aéroportuaires, pourrait être expérimenté en Australie avant un éventuel déploiement mondial. C’est dans ce contexte que Flight Centre Travel Group, par la voix de John Morhous, directeur de l’expérience client, s’est exprimé sur les avantages et les précautions à prendre face à cette innovation.

"Cette technologie permettrait de réduire jusqu’à 30 % le temps consacré à l’enregistrement et à l’embarquement,  Ce n’est pas seulement une question de confort, c’est aussi une réduction significative des coûts pour les aéroports et les compagnies aériennes. En automatisant les contrôles et en réduisant les files d’attente, l’expérience des voyageurs deviendra plus fluide et sereine".

Des expérimentations qui se multiplient

John Morhous cite notamment l’exemple de Singapour, où la reconnaissance faciale et le scan de l’iris sont déjà en service dans les quatre terminaux de l’aéroport de Changi." Cela ne prend pas plus de 25 secondes et il n’y a jamais de file d’attente. Le temps moyen de contrôle par passager a ainsi diminué de 60 %", détaille-t-il tout en précisant que le personnel reste mobilisé pour accompagner les voyageurs en difficulté, et que cette évolution permet de réaffecter les agents à des missions plus stratégiques, notamment en faveur de la sécurité aux frontières.

En France, les aéroports de Paris et Marseille testent actuellement la reconnaissance faciale avec Air France et Air Corsica, permettant aux passagers d’accéder à toutes les étapes du parcours sans présenter de pièce d’identité ou de document papier. Cette expérimentation fait écho à d’autres initiatives en Europe, notamment à Francfort, Amsterdam, Madrid ou Helsinki, où la reconnaissance biométrique est progressivement adoptée pour renforcer la fluidité et la sécurité du passage en aéroport.

Même si ces technologies font déjà partie de notre quotidien comme le rappelle le directeur de l'expérience client, il est important d'avancer avec prudence sur ces questions et s'assurer que la collecte, la gestion et la durée de conservation des données personnelles soient respectueuses des droits des utilisateurs. "Il est nécessaire de sensibiliser les voyageurs et de leur offrir la possibilité d’accepter ou non ce dispositif", ajoute John Morhous. "Les données biométriques étant particulièrement sensibles, des standards stricts devront encadrer leur stockage et leur suppression".

Photo d'ouverture : ClickerHappy

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