Museum Connections : Comment les neurosciences peuvent-elles améliorer l'expérience muséale ?

A l’occasion du salon Museum Connections, plusieurs experts sont intervenus sur le sujet des neurosciences et ont expliqué comment elles peuvent aider le…

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ML

Margot Ladiray

21 janvier 20252 min de lecture

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© Archives Travolution

A l’occasion du salon Museum Connections, plusieurs experts sont intervenus sur le sujet des neurosciences et ont expliqué comment elles peuvent aider le visiteur à mieux comprendre les œuvres culturelles.

Biologiste de formation, Tedi Asher, chercheuse en neurosciences au Peabody Essex Museum, s’est progressivement rapprochée du secteur de la culture pour aider les musées à améliorer l’expérience muséale et la compréhension des œuvres pour les visiteurs. « Lorsque l’on parle de neurosciences il faut penser à tout ce qui se produit chez l’Homme de façon mécanique lors d’une exposition. L’approche neuroscientifique est là pour aider à mesurer l’attention, l’émotion et la mémoire afin d’être capable de mesurer l’engagement du visiteur », explique-t-elle. Pour cela, elle précise qu’au Peabody Essex Museum, cela s’est traduit par le suivi du regard et l’installation d’appareils de mesures biométriques. « Avec les données récoltées nous sommes capables d’élaborer une synthèse de cette notion d’engagement, de réfléchir aux résultats et de les exploiter pour améliorer l’expérience muséale », précise la chercheuse en neurosciences.

Inclure la dimension scientifique dans les projets artistiques

Pour Marc Williams Debono,  neuroscientifique et membre du collectif Culture 91, il faut inclure une dimension scientifique dans les projets artistiques afin d’améliorer les pratiques et favoriser l’apprentissage dans les musées. « L’art détient un pouvoir transgressif et la plasticité de l’esprit peut être mesurée. Il y un potentiel de données énorme à exploiter », déclare-t-il. En Italie, Analisa Banzi, historienne de l'art et chercheuse au CESPEB de l'Université Bicocca à Milan, a participé à plusieurs projets visant à réduire le niveau de stress et l’anxiété lors d’une visite au musée grâce aux neurosciences ou bien encore à améliorer le bien-être à travers l’art et la beauté. Elle espère obtenir à l’avenir plus de données grâce à ces expériences et les voir se multiplier à travers le monde. Selon Tedi Asher : « Mon espoir se porte sur la création d’une synergie entre les neurosciences et le cadre organisationnel des musées afin d’améliorer la connexion avec le public et de mener de façon systématique des enquêtes/observations centrées sur l’humain ».

Photo d'ouverture : @guruXOX

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