Plusieurs acteurs du Tourisme ont décidé de supprimer ou de laisser inactif leur compte sur le réseau social "X". Une décision raisonnable pour certains mais qui semblent plus compliquée, voire impossible à prendre pour d'autres. Si le chiffre exact sur la perte d'abonnés quotidienne n'est pas officiel, une chose est sûre, "X" n'aura jamais autant fait parler de lui. Le réseau social voit les comptes de plusieurs entreprises ou grands médias supprimés, et les acteurs du Tourisme ne sont pas en reste. Terres d'Aventures, CRTL Occitanie ou, plus récemment, Austrian Airlines, ces grands noms du Tourisme ont comme point commun d'avoir fait leurs adieux à la plateforme appartenant à Elon Musk. Ces départs multiples font suite à une désertion du réseau social en raison d'une baisse d'intérêt pour les professionnels. Pour Nicolas de Dianous, fondateur de NS4, cabinet de conseil en marketing, communication, tourisme et digital, la force de LinkedIn et d'Instagram ont fait beaucoup de mal à "X", qui portait encore le nom de Twitter à l'époque. "Twitter a perdu la bataille du BtoB et la plateforme a énormément perdu en efficacité, y compris sur le BtoC entre 2010 et 2020", ajoute-t-il. Avant de compléter : "C'est à cette époque que plusieurs petits acteurs, en majorité des Offices de Tourisme, ont commencé à laisser leur compte inactif et à migrer sur LinkedIn ou Instagram".
Dear guests, you can stay connected with us on Instagram, TikTok, Facebook & LinkedIn. Feel free to reach out anytime via our Austrian App or at https://t.co/YLEBDoRZ3z. pic.twitter.com/nzurTdxHOb
— Austrian Airlines (@_austrian) October 31, 2024
La performance vs l'éthique
Le rachat par Elon Musk en 2022 a néanmoins été marqué par une vague d'abandons ou de suppressions renforcée. "Auparavant, la raison concernait principalement la mesure de la performance des posts. Désormais, c'est devenu une question éthique", analyse-t-il. Méthodes de management internes décriées, manque de modération, politique commerciale erratique...Twitter, renommé "X", est peu à peu devenu "le Far West", comme le qualifie Nicolas de Dianous.
