Booking supprime les obligations de parité tarifaire dans toute l’Europe

A partir du 1er juillet, les obligations de parité tarifaire ne s’appliqueront plus pour les établissements situés au sein de l’Espace économique européen.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

13 juin 20242 min de lecture

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© Archives Travolution

A partir du 1er juillet, les obligations de parité tarifaire ne s’appliqueront plus pour les établissements situés au sein de l’Espace économique européen. Ils ne devront plus proposer sur Booking des conditions et des tarifs identiques ou plus avantageux que ceux proposés sur d’autres canaux.

Booking a indiqué aux établissements présents sur la plateforme que des changements allaient s’opérer dès le 1er juillet prochain. En réponse au Digital Markets Act, le règlement sur les marchés numériques, l’OTA a dû modifier ses conditions.

A partir du 1er juillet, les obligations de parité tarifaire ne s’appliqueront plus pour les établissements hôteliers situés au sein de l’Espace économique européen. Ils n’auront pu l’obligation de proposer des conditions et des tarifs identiques ou plus avantageux que ceux proposés sur leur propre site Internet, sur d’autres plateformes ou d’autres canaux hors-ligne. Ce changement s’opérera également aux conditions de participation aux programmes Genius et Partenaires Préférés. Les tarifs externes ne seront plus analysés pour l’éligibilité à ces programmes.

Cette obligation de parité tarifaire ne s’appliquait pas en France, en Allemagne, en Belgique, en Autriche, au Portugal et en Italie. Désormais, toute l’Europe est concernée.

Le début du changement

Le 13 mai dernier, la Commission Européenne a désigné Booking en tant que « gatekeeper » comme porte d’entrée incontournable pour les internautes pour accéder à certains services. La plateforme avait ainsi 6 mois pour se conformer au Digital Markets Act. Cette modification dans la parité tarifaire est la première dans une série de changements qui devraient opérer dans les prochains mois.

Les hôteliers impactés par le DMA

Si la fin de cette obligation est une bonne nouvelle pour les établissements hôteliers, le Digital Markets Act n’a pas que des répercussions positives pour le marché.

Avec ce nouveau règlement européen, Google ne doit plus imposer ses propres services : Google Maps, Google Hotel Direct, Google Things To Do ou encore Google Flights. Or, les services de Google sont beaucoup utilisés par les hôteliers afin de gagner en visibilité. Désormais, les liens sponsorisés et les sites les plus fréquentés qui arrivent en tête des résultats. Dans le secteur de l’hôtellerie, cela laisse donc plus de place aux OTA et aux comparateurs tels que Kayak, Trivago ou Booking. Les hôteliers qui voulaient s’affranchir de ces plateformes aux commissions jugées trop élevées, doivent à nouveau travailler avec elles.

Mirai, fournisseur de solutions technologiques dans l’hôtellerie, trouve cette situation injuste et invite les hôteliers à déposer une plainte officielle contre le DMA.

Photo d'ouverture : Web Summit

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