Mirai invite les hôteliers à porter plainte contre le Digital Markets Act

Mirai estime que le règlement européen sur les marchés numériques, le Digital Markets Act, profite aux OTA au détriment des hôteliers.

Nous suivre sur Google
JL

Julia Luczak-Rougeaux

6 juin 20242 min de lecture

mirai-invite-les-hoteliers-a-porter-plainte-contre-le-digital-markets-act
© Archives Travolution

Mirai estime que le règlement européen sur les marchés numériques, le Digital Markets Act, profite aux OTA au détriment des hôteliers. L’entreprise invite les hôteliers à déposer une plainte officielle auprès du cabinet du commissaire de l’Union européenne.

Le règlement sur les marchés numériques ou Digital Markets Act (DMA) a modifié la manière dont Google affiche les résultats sur son moteur de recherche. Entré en vigueur le 1er novembre 2022, ce règlement encadre l’activité économique des grandes plateformes numériques dans l’Union européenne afin de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles.

Concrètement, Google ne doit plus imposer ses propres services : Google Maps, Google Hotel Direct, Google Things To Do ou encore Google Flights. Ce sont donc les liens sponsorisés et les sites les plus fréquentés qui arrivent en tête des résultats. Dans le secteur de l’hôtellerie, cela laisse donc plus de place aux OTA et aux comparateurs tels que Kayak, Trivago ou Booking.

Une chute du trafic de 30%

Selon le fournisseur de solutions technologiques Mirai, les clics sur Google Hotel Ads ont chuté de 30% en termes de trafic, tandis que les réservations directes ont chuté jusqu'à 36 % provenant de Google Hotel Ads sur les marchés de l'UE touchés par la mise en place du DMA.

L’entreprise estime que ces résultats sont très préoccupants pour les hôteliers européens, qui ont perdu en visibilité et ont régressé dans leur capacité à vendre directement, tandis que la dépendance à l'égard des intermédiaires augmente, ce qui a un impact négatif sur leur rentabilité.

« Nous sommes donc très déçus que l'introduction récente du DMA favorise de manière plutôt ironique et injuste les grandes entreprises américaines telles que Booking Holdings ou Expedia, tout en désavantageant les hôtels. Cela contredit les principes mêmes des lois anticoncurrentielles qu'ils espéraient instaurer. », déclare Javier Delgado Muerza, directeur général EMEA de Mirai.

Pour que cette situation cesse, l’entreprise Mirai invite les hôteliers concernés à déposer une plainte officielle auprès du cabinet du commissaire de l’Union européenne, Thierry Breton, ou à l’HOTREC, l’association des hôtels, restaurants, bars et cafés d’Europe.

Photo d'ouverture : Clay Banks

Sur la même thématique

Voir tout