EONA-X : « Notre plateforme technique sera opérationnelle pour les JO de Paris »

Dans le cadre du European Data Summit, nous avons interrogé David Krieff, DSI du Groupe ADP et Président d’EONA-X, afin de faire un point sur les avancées de…

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Julia Luczak-Rougeaux

29 mai 20242 min de lecture

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© Archives Travolution

Dans le cadre du European Data Summit, nous avons interrogé David Krieff, DSI du Groupe ADP et Président d’EONA-X, afin de faire un point sur les avancées de l’association. EONA-X ambitionne de créer une infrastructure qui permettrait à tous les acteurs du tourisme de partager leurs données et de créer de nouvelles sources de revenus.

En février dernier, vous nous informiez que la plateforme technique d’EONA-X, qui permettra aux acteurs du tourisme partenaires de partager leurs données, était en cours de finalisation. Où en est ce projet ?

La plateforme technique sera opérationnelle pour les JO de Paris. Des cas d’usage commencent d’ailleurs à émerger, notamment pour accueillir les délégations d'athlètes dans les aéroports dans les meilleures conditions. Derrière ces optimisations, c’est l’image de la France que nous améliorons, aux yeux des journalistes et des athlètes. Un autre cas d’usage concerne les taxis et des lieux d’accueil ciblés. Grâce aux données d’Atout France et d’Apidae, il sera plus facile de les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite en Ile-de-France en fonction de la demande.

Pensez-vous que ces cas d’usage vont continuer à exister après les Jeux olympiques ?

Oui, car les enjeux sont à la fois opérationnels et économiques. Quand on capte de la donnée, on capte de la valeur. Et avec Booking, qui capte aujourd'hui beaucoup d'informations voyageur dans l'hôtellerie, on voit à quel point cette donnée vaut de l’or. L’open-source bénéficie à tous les partis. Des entreprises comme Mistral (entreprise française qui développe des grands modèles de langages open-source, ndlr) nous montrent qu’il n’est pas nécessaire de dépenser des millions de dollars pour développer une IA compétitive. Il est possible de construire des solutions crédibles en open-source.

EONA-X est désormais labellisé France 2030, qu’est-ce que cela va changer pour l’association ?

Nous avons en effet été sélectionnés pour rejoindre le plan d’investissement du gouvernement France 2030. Cela a été un bon exercice pour nous car nous avons dû avoir un regard critique sur notre travail afin de proposer le meilleur dossier possible. Ce label nous apporte de la crédibilité et il nous a permis de financer notre plateforme technique développée par Amadeus. La BPI finance ainsi EONA-X à hauteur de près de 9 millions d’euros. L’association devra rembourser 40% de ces avances. Les acteurs privés au sein d’EONA-X financent également le projet à hauteur de près de 9 millions d’euros. Cette somme va permettre de développer la plateforme et de recruter. Nous allons pouvoir croître jusqu’à au moins 2030. D’ici là, il s’agira de ne pas perdre notre ADN et d’avancer de manière structurée.

Photo d'ouverture : Rodrigo Kugnharski

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