Le salon Viva Tech a fermé ses portes ce samedi, après 3 jours dédiés aux entreprises et une journée ouverte au grand public. Une édition record selon les organisateurs, avec plus de 165 000 visiteurs et 13 500 startups présentes. Viva Tech n’a plus rien à envier à ses homologues européens et américains. Que faut-il retenir de cette édition ? Entretien avec Matthieu Deboeuf-Rouchon, Innovation & Prospective Manager France chez Capgemini Engineering.
Quelles étaient les grandes tendances de cette édition 2024 ?
Il est toujours difficile de parler de tendances dans un salon où il y a tant de thématiques différentes. Il y a bien sûr l’intelligence artificielle et en particulier l’IA générative. Elle était présente à plusieurs niveaux de maturité. Il y avait à la fois des projets de recherches et des solutions relativement matures qui essayent de trouver des grands intégrateurs pour les accompagner dans leur développement commercial. Mais dire que l’IA est partout c’est aussi dire qu’elle est nulle part. Elle est diffuse dans un salon qui ne parle que d’innovation et de transformation. Et quand il y a de l’IA, il y a aussi de la data. Si les entreprises n’ont pas suffisamment de données suffisamment structurées et qualifiées, l’intelligence artificielle n’aura pas la valeur qu’on peut en attendre. Le Vivant était aussi une grande thématique. Beaucoup de chercheurs reviennent à des solutions bio-inspirées et les entreprises s’inspirent de la nature pour répondre à des besoins. Elles montrent qu’elles répondent aux défis à venir, que ce soit en termes de durabilité mais aussi d’inclusion, avec des projets qui tentent de réparer des handicaps. BiPed AI par exemple propose un harnais doté d’IA à destination des personnes malvoyantes. Quant à la mobilité, elle était moins marquée que les années précédentes. C’est moins un « car electronic show » qu’auparavant, mais on a vu beaucoup de projets autour de la mobilité douce avec Skwheel et Curvway notamment, des skis et des surfs électriques. Tesla exposait pour la première fois pour présenter son Cybertruck, mais les constructeurs automobile étaient peu présents.
