Pour faire de la sobriété énergétique un standard de la conception numérique, l’Arcep et l’Arcom publient le premier référentiel général de l’écoconception numérique. Un guide regroupant 78 critères concrets pour assurer l’intégration des enjeux environnementaux dans le développement de services digitaux. En 2019, TOM attirait l’attention de l’industrie sur les enjeux relatifs à l’écoconception de services numériques, des acteurs comme Greenspector considérant que la sobriété numérique pourrait devenir, à terme, un enjeu de compétitivité. Une tendance qui semble se dessiner à l’heure où l’Arcep et l’Arcom publient le premier référentiel général de l’écoconception des services numériques (RGESN). Élaboré avec la collaboration de la direction interministérielle du numérique (DINUM), de l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) et la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL), ce document a été présenté vendredi 17 mai au Conseil National des Arts et Métiers à Paris en présence de Marina Ferrari, secrétaire d’Etat chargée du numérique, Laure de La Raudière, présidente de l’Arcep, Roch-Olivier Maistre, président de l’Arcom, et Sylvain Waserman, président de l’ADEME.
78 critères d’écoconception numérique
Ce guide, réalisé en lien avec l’ADEME, vise à réduire l’empreinte environnementale des services numériques dès leur conception et voit le jour dans le cadre de la loi relative à la réduction de l’empreinte environnementale du numérique (loi « REEN). Le référentiel général de l’écoconception rassemble une série de 78 critères concrets à mettre en place pour assurer l’intégration des enjeux environnementaux dès la conception d’un service. Le document suggère par exemple de préférer WebP ou AVIF à la méthode de compression JPEG pour les images et appelle à restreindre les fonctionnalités « nudge » poussant à l’usage incontrôlé du service telles que les muirs de contenus infinis, les notifications intempestives ou encore la lecture automatique de contenus vidéos. Chacun des 78 critères du référentiel est accompagné d’une fiche pratique précisant ses modalités de mise en œuvre et de validation.
