Mondes Disparus, l’expédition immersive en réalité virtuelle réalisée par le Muséum national d’Histoire Naturelle et Emissive débute son exportation à l’international. Une façon de rendre accessible cette expérience au plus grand nombre, mais aussi de faire rayonner le muséum à travers le monde.
Depuis le mois d’octobre 2023 et jusqu’au 16 juin prochain, le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) présente une nouvelle expédition immersive en réalité virtuelle sur l’histoire de la Terre et du vivant baptisée « Mondes Disparus ». Conçue en partenariat avec l’entreprise Emissive, celle-ci s’exporte désormais à l’international, notamment à Shanghai. Depuis le 26 avril, les visiteurs peuvent ainsi découvrir l’expérience renommée « Life Chronicles » dans un centre commercial. Une première étape pour l’exportation de cette expédition immersive, puisqu’elle sera également proposée à Londres à partir du 25 mai et dans d’autres villes à travers le monde dans les prochains mois.
« La vision d’Emissive m’a interpellé dès le début »
Stéphanie Targui est Chargée de mission innovation numérique et audiovisuelle au Muséum et cheffe de projet contenus dans le cadre de « Mondes Disparus ». Pour elle, le fait de diffuser ce contenu à travers le monde est la logique même du numérique. « Je suis issue de l’écosystème du Web où il est normal de démultiplier un contenu pour maximiser la portée de sa diffusion. C’est la même logique qui s’opère ici avec une distribution qui a lieu dans plusieurs villes à la fois », explique-t-elle.
L’expédition immersive a été conçue dès le départ pour être exportée. Elle s’inscrit dans la vision de l’entreprise Emissive, qui veut démocratiser les expériences en réalité virtuelle et, avec elles, le contenu pédagogique. « Cette vision m’a interpellé dès le début. Il y a plusieurs enjeux derrière la distribution de Mondes Disparus à l’international : la diffusion à un plus grand nombre, les économies d’échelle, mais aussi le rayonnement de la marque », complète Stéphanie Targui.
La technologie, en l’occurrence la réalité virtuelle, est dans ce contexte un outil pour reconnecter le public au Vivant. Cette exportation permet des économies d’échelle puisque le MNHN, en tant que co-producteur, continue de toucher les recettes de son exploitation. Enfin, son rayonnement permet de gagner la confiance des financeurs, du public et du milieu scientifique.
En dehors des lieux privés, le Muséum national d’Histoire Naturelle espère pouvoir convaincre d’autres Muséums d’Histoire Naturelle de proposer « Mondes Disparus ».
Photo d'ouverture : MNHN