Article réalisé en collaboration avec Convious
Les consommateurs attendent aujourd’hui qu’un site internet ou une application mobile soit opérationnelle et « user friendly » à toute heure de la journée et de la nuit. Dans ce contexte, de plus en plus d'entreprises adoptent une approche « API-first ». Elle consiste à construire une solution dans laquelle il est possible d’ajouter facilement des API, des interfaces de programmation permettant à deux applications de communiquer entre elles. Convious a adopté cette philosophie, ce qui lui permet d’améliorer l’expérience tout au long du parcours client. Explications avec Gijs Hendrix, Head of product chez Convious.
En quoi est-il important d’être « API-first » ?
Gijs Hendrix, Head of product chez Convious. La décision d’être « API-first » se prend avant même de développer un logiciel, c’est une vraie philosophie. Aujourd’hui, peu d’acteurs dans le loisir n’achète qu’un seul logiciel pour répondre à leurs besoins business. Ils font appel à plusieurs fournisseurs. Il est important de pouvoir faire communiquer ces différentes solutions entre elles afin de ne pas décevoir les consommateurs. Ainsi, ils pourront pré-commander leur repas ou acheter leur ticket de parking auprès d’autres acteurs, mais en restant sur le site internet ou l’application mobile du parc de loisirs. Cette approche permet donc d’ajouter et de supprimer facilement des fonctionnalités en étant agile.
Comment cette approche se traduit-elle dans la solution de Convious ?
Nous mettons notre approche « API-first » au cœur de tous nos développements et faisons en sorte que nos partenaires n’aient pas à s’en soucier. Ils ajoutent et suppriment des API facilement selon leurs besoins. C’est une approche « no-code » en quelque sorte, car il n’y a pas besoin d’avoir des connaissances techniques. Dans 80% des cas, nos partenaires veulent les mêmes fonctionnalités et nous avons les API qui y répondent. Pour les autres, nous sommes capables de personnaliser les solutions en fonction des besoins. Nous accordons beaucoup d’importance au support et si un problème survient avec une connexion API, nous sommes capables de le régler directement avec le fournisseur concerné. Les clients du parc de loisirs, eux, ne se rendent même pas compte qu’ils utilisent des API pour acheter tels ou tels produits. Le fait que la technologie soit invisible montre qu’elle est efficace.
Faut-il reconstruire tout mon système si je veux être « API-first » ?
Pour se lancer dans une telle démarche, il faut déjà bien comprendre ce qu’est une API et comment l’utiliser. L’internet regorge de ressources sur le sujet. Il n’est pas nécessaire de tout supprimer et de recommencer de zéro. Il est plus intéressant pour un opérateur de conserver des fonctionnalités qui fonctionnent et qui le satisfont puis de se tourner vers une entreprise « API-first » comme la nôtre pour moderniser son système. L’intégration peut se faire par étapes. L’essentiel est de faire appel à une entreprise qui a des références et de la documentation sur ses API pour s’assurer qu’elle s’inscrit bien dans cette philosophie.
En utilisant des API, y a-t-il un risque pour mes données ?
Je pense que le risque se trouve davantage dans l’utilisation de solutions obsolètes avec un système fermé. Les développeurs d’API ont l’habitude de faciliter l’échange des données et ils prennent bien sûr toutes les précautions pour que les données soient stockées et échanger selon des règles strictes. Photo d'ouverture : Vardan Papikyan