L’essor des solutions d’intelligence artificielle impacte la façon dont les consommateurs voyagent selon une étude eDreams ODIGEO qui indique que plus de deux tiers des voyageurs utilisent des outils alimentés par l’IA en séjour.
L’essor de l’IA nomade, qui consiste en l’adoption d’outils alimentés par l’IA en situation de mobilité ou de voyage, figure parmi les tendances fortes repérées dans le rapport. 73 % des sondés déclarent qu'ils utilisent déjà des outils utilisant l’IA pour des actions liées aux voyages ou qu'ils souhaiteraient explorer à l'avenir.
Plusieurs applications mobiles de Google intègrent de l’IA - Google Lens et depuis peu Google Maps - mais le géant de Mountain View n’est pas le seul à proposer ce genre d’outils qu’il recommande aux voyageurs, on assiste depuis peu à la multiplication d’expérimentations autour de l’IA menées par des acteurs du Tourisme, la plupart visant à créer un assistant de voyage à l’instar de Priceline avec Penny.
86% des 18 - 24 ans utilisent l’IA en voyage
L’engouement vis-à-vis de ces technologies est plus prononcé chez les jeunes générations constate eDreams ODIGEO et particulièrement au sein de la population française. Alors que les consommateurs globaux sont 86 % des 18-24 ans et 84 % des 25-34 ans à utiliser l’IA pour voyager, les Français dépassent légèrement ce constat général, puisque les jeunes de moins de 35 ans - 87 % des 18-24 ans et 84 % des 25-34 ans - utilisent activement ou sont prêts à utiliser des outils d'IA pour améliorer leur voyage.
L’IA n’est pas l’apanage des plus jeunes pour autant. Selon le rapport, près d’un senior sur deux (50 %) utilise ou se sent prêt à utiliser l’IA pour voyager, contre 43 % dans le monde. Si les écrans ont pu constitué une barrière d'adoption du numérique pour une partie des seniors, le développement du conversationnel dans les solutions d'IA, est susceptible de rendre la technologie plus inclusive.
Un tiers des sondés ignore utiliser l’IA
Finalement ce n’est peut-être pas tant l’intelligence artificielle qui intéresse les voyageurs mais plutôt les bénéfices qu’ils peuvent en tirer. eDreams ODIGEO rapporte que près d'un tiers (28 %) des personnes interrogées ne remarquent pas toujours la présence de l'IA, mais apprécient fortement ses avantages pour la personnalisation des expériences d'achat en ligne.
Peu importe qu’il s’agisse d’un algorithme de traitement automatique du langage (NLP) ou d’un large modèle linguistique (LLM) du point de vue de l’utilisateur tant que l’outil lui permet de traduire son contenu dans la langue du pays qu’il visite. Le rôle de l’IA dans la personnalisation des services semble toutefois être perçu par la plupart des consommateurs. Globalement, la moitié des sondés (50 %) déclarent être totalement ou partiellement conscientes du rôle de l'IA dans l'amélioration des expériences en ligne et apprécient fortement la facilité qu'elle apporte.
L’appréciation des bénéfices de l’IA varie selon les générations
Pour autant, l’étude révèle qu’une bonne partie des personnes interrogées est consciente de l’impact de l’IA dans les outils et les services consommés. La moitié des personnes interrogées dans le monde (50 %) ont déclaré être totalement ou partiellement conscientes du rôle de l'IA dans l'amélioration des expériences en ligne et apprécient fortement la facilité qu'elle apporte.
Cette prise de conscience et cette appréciation augmentent considérablement dans les groupes d'âge les plus jeunes, avec 61 % des 18-24 ans et 64 % des 25-34 ans exprimant ce sentiment. 23 % des sondés de plus de 65 ans partagent ce même niveau de sensibilisation et d'appréciation de l'IA.
A l’inverse, seule une très faible proportion des 18-24 ans au niveau mondial (4 %) a déclaré ne pas croire au potentiel de la technologie et de l'IA pour améliorer l'expérience d'achat en ligne, contre 18 % pour les plus de 65 ans. La défiance vis-à-vis de l’intelligence artificielle est donc assez faible à en croire les données d’eDreams ODIGEO.
Ces données proviennent d'une étude menée auprès de 10 000 utilisateurs eDreams du monde entier, dont 1 000 personnes interrogées en France. L'étude a été réalisée par le cabinet d'études OnePoll.
Photo d'ouverture : © Clem Onojeghuo