Lancée au mois de mars 2024, l'eSIM, ou carte SIM virtuelle, vient compléter la gamme de services de voyage proposée par Revolut au sein de son application. Comment fonctionne ce service ? En quoi peut-il améliorer la connectivité des voyageurs en déplacements à l'international tout en éliminant la crainte de voir sa facture de téléphonie exploser dû au frais d'itinérance appliqués par la plupart des opérateurs télécoms ? C'est ce que nous explique Elliot Cohen, Comms Lead - France & BeNeLux chez Revolut.


Il suffit, depuis l’application Revolut, d’aller dans la partie Lifestyle et de sélectionner le service eSIM pour paramétrer le service et avoir la possibilité de basculer entre la SIM principale du téléphone et la SIM virtuelle. La procédure de paramétrage consiste simplement à cliquer sur “activer mon eSIM” et à patienter une trentaine de secondes pour activer le service. On souhaite simplifier l’expérience utilisateur au maximum.
Après quoi l’utilisateur peut accéder à différents forfaits de données mobile - local, régional ou global - qui permettent de voyager entre différents pays ou au sein du même pays en profitant d’une offre data. Jusqu’au 24 mai 2024, les utilisateurs peuvent bénéficier de 100 Mo gratuits pour tester l’offre. On s’appuie sur l’infrastructure internationale de One Global, notre partenaire télécom, pour proposer une qualité de réseau fiable à des tarifs compétitifs. Avec l’offre eSIM, le voyageur peut payer entre 2€ et 8€ le Go de data en fonction de la région du monde dans laquelle il se rend. Actuellement, le service est valable dans 108 destinations.
Pourquoi ce lancement ?
L’objectif n’est pas de devenir un opérateur téléphonique. Dans la logique de notre activité historique, on réfléchit à tout ce qui est avantageux pour les voyageurs. Même si Revolut s’est positionné sur d’autres types de produits - investissement, crédit, épargne, etc. - , on maintient notre volonté de compléter notre gamme de voyage.
C’est donc une manière de renforcer le positionnement de Revolut sur le segment Travel ?
C’est le but de ce lancement. On a déjà développé beaucoup de services sur cette gamme où l’on propose du cash-back sur la réservation des hébergements mais aussi celle des expériences. On propose aussi des réductions sur le shopping, de l’assurance de voyage, mais aussi des accès aux salons dans les aéroports. Naturellement, l’eSIM vient comme une addition à cela et va permettre de rendre le voyage beaucoup plus confortable, ce qui fait partie des ambitions de Revolut à travers une solution complètement intégrée dans la logique d'une "super app".
N’est-ce pas également une occasion de favoriser l’usage des services Revolut lors d’un voyage ?
Tout à fait, c’est une façon de pousser les usages en mobilité. Encore une fois, on ne lance pas des produits pour se positionner en monopole sur un marché, mais différents produits qui constituent, à notre sens, des portes d’entrée pour les utilisateurs. Certains arrivent via l’investissement, d’autres par le voyage. La stratégie consiste donc à compiler des produits avec la volonté de permettre aux utilisateurs de tester Revolut dans un premier temps avant de l’utiliser de manière plus quotidienne.
Le tableau de bord dans l'application Revolut permettant de gérer sa consommation de data en itinérance grâce au service eSIM. © Revolut
Aujourd’hui, Revolut conserve-t-elle son statut de “banque de voyage” ?
Une bonne partie des transactions se fait toujours à l’étranger mais on constate que Revolut devient de moins en moins une banque de voyage et davantage une banque de tous les jours. En 2023, 42% de nos transactions étaient effectuées à l'étranger, ce qui constitue une baisse de 5 à 6% par rapport à 2022.
Il y a quelques semaines, la startup Kolet a également lancé un service eSIM en partenariat avec des distributeurs de voyage. Pourquoi maintenant ?
Il y a de plus en plus de barrières techniques qui tombent. On s’est rendu compte qu’on pouvait faire de l’eSIM assez facilement même si cela demande de grosses ressources en matière de développement. La partie technique est quand même plus simple désormais, et beaucoup de téléphones sont maintenant nativement compatibles avec la technologie eSIM.
Photo d'ouverture : © Bram Naus
