Emissive : « Nous voulons créer un réseau de salles de réalité virtuelle dans le monde »

A l’occasion de l’inauguration de « Un soir avec les impressionnistes – Paris 1874 », la nouvelle expédition immersive en réalité virtuelle proposée au musée…

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

27 mars 20242 min de lecture

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L'expérience vue de l'extérieur© TOM.travel

A l’occasion de l’inauguration de « Un soir avec les impressionnistes – Paris 1874 », la nouvelle expédition immersive en réalité virtuelle proposée au musée d’Orsay, nous avons interrogé Emmanuel Guerriero, Co-fondateur d’Emissive, sur les ambitions de la société et l’évolution de ces expériences culturelles.  

La jauge maximale de votre dernière expédition immersive est de 100 personnes déambulant dans près de 700m2. Il me semble que cette jauge a augmenté ? L’espace est vaste, mais comment faites-vous en sorte que personne ne se percute ?

Emmanuel Guerriero, Co-fondateur d’Emissive

En effet, la densité d’utilisateurs du dispositif a progressé. Pour que l’expérience reste confortable, nous avons créé des zones de respiration - un couloir, une cage d’escalier, un ascenseur - pour que l’utilisateur puisse rester immobile quelques instants et laisser son cerveau « respirer ». Notre technologie est conçue pour que personne ne se percute. Nous savons où se situe chaque utilisateur en temps réel. Avec l’intelligence artificielle, il sera possible d’être encore plus précis demain. Lorsque nous serons en mesure de processer un grand nombre de données en temps réel, il sera même possible de proposer plusieurs expéditions immersives différentes en simultanée. Notre ambition est d’ailleurs de créer un réseau de salles en France et à l’étranger.

Jusqu’à maintenant, vos expéditions immersives étaient proposées dans des musées et lieux touristiques : Cité de l’Architecture et du Patrimoine, La Défense, Muséum national d’Histoire naturelle, musée d’Orsay... Il s’agirait donc de créer des lieux de divertissement ?

Nous voulons démocratiser les expériences en réalité virtuelle. Aujourd’hui, nos expéditions se vivent en effet au musée, mais elles pourraient demain être proposées dans des centres commerciaux voire des MJC. Nous voulons que les visiteurs puissent reconnaître la marque de fabrique d’Excurio (studio d’Emissive qui crée les Expéditions Immersives, ndlr). Il s’agira toujours d’expériences en déambulation dans de vastes espaces compris entre 600 et 1 000 m2. Pour moi, c’est comme le cinéma, nos œuvres pourront être distribuées dans plusieurs endroits dédiés. Ils pourront revenir pour tester la nouvelle expédition qui vient de sortir. C’est un nouveau standard d’offre culturelle.

Comptez-vous proposer ces expériences dans les stores afin que certains utilisateurs puissent les vivre chez eux ? C’est ce que vous aviez notamment fait pour l’expérience « En tête-à-tête avec la Joconde » réalisée dans le cadre de l’exposition sur Léonard de Vinci au Louvre.

Il y a trop peu de personnes qui possèdent des casques de réalité virtuelle chez elles pour que cela soit pertinent. Nos expéditions sont des sources de revenus pour les musées. Ce sont des contenus qui ont une longue durée de vie et qui peuvent voyager à travers le monde. Nous voulons toucher un public vaste et cela passe, selon moi, par des lieux dédiés.

Photo d'ouverture : TOM.travel

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