L’entreprise de recherche américaine Hyperloop Transportation Technologies a annoncé qu’elle allait poser ses valises non loin de Venise afin de continuer ses expérimentations. Elle finit actuellement de démonter son tube d’essai situé à Toulouse.
Hyperloop Transportation Technologies (Hyperloop TT) quitte la France pour l’Italie. Après 7 ans d’expérimentations sur l’ancienne base militaire de Toulouse-Francazal, où elle a installé sa piste d’essai, l’entreprise de recherche américaine a décidé de s’installer à Venise.
Fin 2021, la Métropole Toulousaine a décidé de résilier le bail de l’entreprise, faut de réelles avancées dans ses projets. Elle promettait des tests grandeur nature en 2020, qui n’ont jamais eu lieu. Hyperloop TT avait pourtant bénéficié de subventions publiques de la part de Toulouse Métropole et de la région Occitanie. Les relations se sont détériorées avec le temps entre Hyperloop TT et les autorités publiques, même si son PDG a tenu à « « remercier le maire, les autorités et la communauté de Toulouse pour leur soutien au cours des dernières années. Bien que nos progrès n’aient pas toujours été constants, nous avons toujours été de l’avant », a-t-il déclaré.
La piste d'essai de Toulouse
L’aventure vénitienne commence
Après avoir remporté un appel d’offres lancé par Concessioni Autostradali Venete, opérateur routier régional italien, en juin 2023, Hyperloop TT a décidé de quitter Toulouse pour Venise. Le projet est de concevoir un prototype sur un tronçon entre Venise-Mestre (commune située non loin de la cité vénitienne) et Padoue.
Il permettra de relier les deux villes, situées à environ 42 km de distance, à une vitesse de 1 200 km/h grâce au train supersonique. Pour rappel, ce train du futur devrait se déplacer dans un tube à basse pression en utilisant la propulsion électrique et la lévitation magnétique.
L’Hyperloop, un projet trop ambitieux ?
Le 31 décembre dernier, une autre entreprise développant le train supersonique, Virgin Hyperloop, a quant à elle mis la clé sous la porte. Elle aurait vendu ses actifs et licencié ses employés, en raison de son incapacité à obtenir des contrats pour la construction d’un système Hyperloop fonctionnel. Elle s’était pourtant concentrée sur le transport de marchandises afin d’assurer ses revenus.
Selon un rapport du cabinet Roland Berger le train supersonique a encore 3 défis à relever pour connaître un vrai développement : établir un cadre réglementaire clair, parvenir à obtenir des fonds publics pour stimuler le secteur privé et sécuriser davantage des terrains publics pour les installations d’essai.
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