Museum Connections : Comment l'IA et la reconnaissance faciale permettent de proposer une nouvelle expérience visiteur ?

A l’occasion du salon Museum Connections, Sam Bompas, directeur de la création au Musée de Shakespeare et Karen Drost, directrice du Netherlands Institute for…

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ML

Margot Ladiray

16 janvier 20242 min de lecture

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© Archives Travolution

A l’occasion du salon Museum Connections, Sam Bompas, directeur de la création au Musée de Shakespeare et Karen Drost, directrice du Netherlands Institute for Sound and Vision sont venus présenter ce qu’ils mettaient en place au sein de leur institution culturelle en termes de dispositif à base d’IA et de reconnaissance faciale. Ces technologies sont, selon eux, un véritable atout pour créer une nouvelle expérience visiteur.  

Ouvert en février 2023, le musée des médias d’Hilversum, connu sous le nom d'Institute for Sound and Vision, propose une expérience 100% digitale et interactive aux visiteurs. « Nous utilisons l’IA pour proposer une expérience personnalisée et ludique. Nous allons également utiliser la reconnaissance faciale, en option, pour que le visiteur soit reconnu tout au long de son parcours », explique Karen Drost. Dans ce musée, il n’y a pas de collection physique à proprement parlé puisque tout est numérisé. Un défi technique majeur, complexe et coûteux qui, selon Karen Drost, est nécessaire pour parvenir à un tel niveau de personnalisation. De son côté, au Museum of Shakespeare, l’IA permet également de proposer une expérience ultra personnalisée et « amplifiée ». « Notre objectif est que le visiteur sorte du musée en ayant acquis un maximum de connaissances sur Shakespeare et qu'il ait pu être en immersion totale avec le Londres de l’époque », a déclaré Sam Bompas.

Peu importe la technologie utilisée pourvu que l'expérience soit novatrice

Également adepte de la reconnaissance faciale, cette technologie permet au visiteur de créer son avatar et son propre répertoire de pièces. Mais selon lui, peu importe la technologie utilisée, du moment que cette dernière est mise au service de l’expérience visiteur : « Au final, on se rend compte que ce n’est pas l’utilisation de l’IA en soi, ou de la reconnaissance faciale, qui incite le visiteur à venir chez nous, mais ce que nous en faisons. L’expérience qui va être créée et proposée est le plus important. Ce qui est génial avec l’IA est que c'est un terrain de jeu pour nous, acteurs de la culture, qui ne demande qu’à être exploré ». Enfin, Karen Drost conclut sur l’importance de la gestion de la data dans ce type d’établissement. Au sein de l’Institute for Sound and Vision, un directeur est dédié à la gestion des données, les visiteurs sont informés précisément sur leur utilisation et elles sont toutes supprimées en fin de journée. Une base essentielle pour respecter la vie privée des visiteurs, selon elle, et les rassurer.

Photo d'ouverture : @TOM.travel

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