Etude Skyscanner : les voyageurs s’emparent de l’IA et veulent des offres durables

Dans une étude sur les tendances de voyage 2024, Skyscanner donne des perspectives sur l’évolution du comportement des voyageurs dans les prochaines années.

Nous suivre sur Google
JL

Julia Luczak-Rougeaux

9 novembre 20232 min de lecture

etude-skyscanner-les-voyageurs-semparent-de-lia-et-veulent-des-offres-durables
© Falaq Lazuardi

Dans une étude sur les tendances de voyage 2024, Skyscanner donne des perspectives sur l’évolution du comportement des voyageurs dans les prochaines années. Le comparateur a identifié deux tendances : les voyageurs s’emparent de l’IA pour planifier leur voyage et veulent des offres durables.

Dans son rapport sur les tendances voyages 2024, dans lequel elle combine ses propres données de recherche et de réservation avec une enquête annuelle, Skyscanner s’interroge sur le comportement des voyageurs aujourd’hui et dans les prochaines années.

Un désir de voyager plus durablement

Dans la partie dédiée à la perspective, le comparateur révèle que 64 % des voyageurs dans le monde pensent que voyager de manière responsable est important. En France, ils sont 63 % à juger cette responsabilité cruciale. En revanche, la volonté de payer pour des options durables diffère : 26 % des Français seraient réticents, contre 46 % y seraient favorables. Une dichotomie qui s’illustre dans les destinations populaires pour 2024 : le Japon, l’Inde, Taïwan sont des pays éloignés qui nécessitent de longues heures de voyage en avion.

« Nous avons été précurseurs en 2019 lorsque nous avons lancé notre outil de calcul des émissions de CO2 pour les vols. Il a bien évolué depuis 4 ans. Nous voulons que les internautes aient le plus d’informations possible. », déclare une représentante de Skyscanner. En réalité, le comparateur n’a pas vraiment eu le choix. Après une plainte et une pétition, Skyscanner a changé l’affichage des vols « éco-responsables » en juillet dernier. L’affichage des émissions de CO2 économisées est désormais plus sobre et a perdu sa couleur verte. La comparaison de ces émissions n’est plus effectuée par rapport à la recherche, mais par rapport aux autres vols sur le même itinéraire. De nouveaux critères de comparaison feront bientôt leur arrivée « afin de proposer toujours plus de transparence ». Skyscanner collabore avec Travalyst, l’ONG fondée par le prince Harry, dont le calculateur est utilisé par TripAdvisor, Booking, Expedia ou encore Amadeus.

De l’IA pour planifier son voyage

L’étude dévoile qu’à l’échelle mondiale, 44 % des voyageurs s’appuient sur l’IA pour la planification et la recherche de voyages. Une tendance qui varie selon les marchés puisque 63 % des voyageurs américains utilisent l’IA via leurs smartphones, tandis qu’en France, ce chiffre est de 11 %. Depuis le mois dernier, le comparateur effectue des expérimentations autour de l’IA générative en Australie, en Inde et à Singapour. Sous la forme d’une discussion, l’outil « Dream and Discover with AI » donne des recommandations avec des suggestions de destinations et les liens pour des vols vers chacune d’entre elles. Ces terrains d’expérimentation ont été choisis pour l’appétence de la population pour le mobile et pour les outils d’intelligence artificielle. En fonction des retours des utilisateurs, Skyscanner envisagera de proposer l’outil en Europe.

Sur la même thématique

Voir tout