[10 ans de TOM] Comment ont évolué les systèmes de production et de distribution dans le secteur ?

Dans le cadre des 10 ans de TOM.travel, nous avons mis de côté les technologies « visibles » par le grand public pour s’intéresser à la technologie utilisée au…

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Julia Luczak-Rougeaux

31 octobre 20232 min de lecture

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© Archives Travolution

Dans le cadre des 10 ans de TOM.travel, nous avons mis de côté les technologies « visibles » par le grand public pour s’intéresser à la technologie utilisée au quotidien par les agences de voyage et les tour-opérateurs. Comment ont évolué ces systèmes de production et de distribution ces dix dernières années ? Nous avons interrogé Christian Sabbagh, Fondateur et CEO d’Orchestra et de Travelsoft, pour le savoir.

Quels ont été les échecs les plus importants dans le tourisme ces dix dernières années ?

Le cas le plus parlant est celui du voyagiste Thomas Cook qui, plus qu’un échec, est une faillite. Le secteur pensait déjà connaître une crise importante, mais c’était sans compter sur l’arrivée de la pandémie six mois plus tard. Dans les années 1990 et 2000, les plus grands échecs ont souvent été liés à la migration des systèmes de production des tour-opérateurs dans lesquels se trouve leur inventaire. Un certain nombre d'entre eux ont fait de mauvais choix. Si ce système est mal adapté, l’affichage des produits n’est pas clair et il y a un risque de créer des doublons dans l’inventaire. Cela peut créer 50 sujets d’insatisfaction chez les conseillers et mobiliser de la ressource inutilement.

Quelle a été la plus grande évolution technologique ?

Ce qui a beaucoup évolué est la convergence des métiers entre tour-opérateurs et distributeurs. Auparavant, les producteurs n’étaient pas connectés, alors que les distributeurs, eux, étaient hyper connectés. Les tour-opérateurs ont adopté une nouvelle façon de produire des voyages lorsqu’ils se sont connectés à l’aérien et ont proposé le pré-package. Cela a donné plus de flexibilité à l’utilisateur final qui a eu accès à un produit plus riche et plus personnalisable. Aujourd’hui, les plateformes qui sont les plus utilisées sont celles qui ont le plus de connectivité. Avec l’ouverture des systèmes, les flux ont été multipliés par 10 ou 20. Ils sont plus fiables, plus rapides et permettent d’être plus exigeant sur la qualité.

On parle beaucoup de digitalisation des activités aujourd’hui, pourquoi n’a-t-elle lieu que maintenant ?

Des plateformes comme Viator et Musement existent depuis plusieurs années déjà. Mais il est difficile de dégager des revenus intéressants car les prix sont bas. Il faut investir un volume d’investissement énorme pour obtenir un chiffre d’affaires médiocre. C’est pourquoi il y a peu d’acteurs. Il faut dire que la nature du sujet est peu évidente. Les socio-professionnels sont éclatés sur le territoire et il faut les digitaliser. Mais les activités intéressent de plus en plus, notamment dans la phase de pré-départ. Elles sont proposées comme produits additionnels lors de la réservation. Cette digitalisation a lieu à une échelle mondiale et la distribution s'automatise de plus en plus.

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