A l'occasion de l'évènement dédié au lancement du programme France Tourisme Tech, une table-ronde regroupant plusieurs investisseurs a été organisée. Alors que les startups dans le Tourisme figurent parmi celles qui lève le moins de fonds chaque année, ils dévoilent quelques critères pour faciliter le financement des entreprises innovantes et les domaines d'activités les plus recherchés.
Pourquoi n’y a-t-il pas d’investisseurs spécialisés dans le Tourisme, contrairement aux autres secteurs d’activités ? C’est par cette question que le modérateur introduit la table-ronde qui regroupe les principaux investisseurs de la Travel Tech. Serge Mesguisch, directeur du pôle Tourisme et Loisirs chez BPI France, déclare : « Chez BPI, le Tourisme est un axe d’investissement stratégique, ce qui nous différencie des autres fonds. Selon moi, les jeunes pousses qui réussissent à percer sont celles sont bien accompagnées et entourée ». A la Caisse des Dépôts, les critères pour obtenir un financement sont multiples. Parmi eux, avoir déjà trouvé son marché et tisser une relation de confiance entre l'entrepreneur et l'institution financière.
Des startups plus durables et engagées socialement
Pour les fonds des opérateurs de transport comme ADP ou SNCF, la compatibilité du produit avec leur activité a son importance. « Il faut que les jeunes pousses que nous acceptons de soutenir aient déjà pu tester leurs produits avec nos équipes et répondent à un besoin du marché », explique Alban Negret, Head of Innovation & Corporate Venture chez ADP. Lucas Rudolf, Head of Venture Capital chez 574 Invest, ajoute que le groupe SNCF attend un retour sur investissement important dès lors qu’il accepte de financer une startup. De son côté, si Paul Bazin, associé du fonds de capital-risque Daphni, considère le Tourisme comme un marché porteur, il considère que les entreprises innovantes qui cherchent un financement aient un véritable élément différenciant dans leur produit ou leur modèle. En revanche, tous s’accordent sur un point, celui de financer des entreprises à vocation durable. « Aujourd’hui, il n’y a plus aucune banque qui finance une entreprise qui n’a pas vocation à avoir une notion durable et sociale. C'est important que ces deux notions soient dans l’ADN même de la société », déclare Serge Mesguich. Chez ADP ou le groupe SNCF, les axes majeurs d’investissements reposent sur des problématiques de décarbonation directe ou indirecte et/ou sur l’amélioration des conditions de travail des salariés.
Photo d'ouverture : @TOM.travel