Créée en 2022, Cartage souhaite démocratiser l'autopartage et la mobilité partagée en proposant une offre d'assurance à la journée. La jeune pousse ne souhaite pas entrer dans une logique économique de la location mais inciter les propriétaires à prêter leurs véhicules inutilisés.


Chez Cartage nous avons voulu créer une plateforme qui permet de partager sa voiture. Nous sommes partis du constat, qu’en France, une voiture "dort" 95% du temps. De plus, c’est un gouffre financier et surtout, cela reste la première source d’émissions de CO2 pour un Français. Hormis les plateformes de location qui se sont multipliées, il n’existait pas de solution qui permette de rendre possible le prêt de véhicule et surtout, de le sécuriser.
Nous avons donc lancé une assurance qui permet d’assurer un véhicule à la journée pour 5 euros. Cette solution est avant tout destinée à des personnes qui souhaitent prêter leur voiture à des proches, que cela soit leur famille, amis ou des voisins. Pour le moment, il n’y a pas de gestion financière, mais nous travaillons sur un algorithme capable de calculer un défraiement pour le propriétaire selon l’utilisation de la voiture. Cependant, nous ne sommes pas du tout dans une logique économique de la location mais de partage.
Quelles sont vos ambitions sur le marché de la mobilité partagée et quels sont les enjeux liés à ce type de mobilité ?
La société a été créé il y a un an et l’offre lancée en juillet dernier. Notre ambition est d’ouvrir les Français aux modes de mobilité partagée. Nous imaginons tout à fait l’ouvrir à d’autres modes de transports comme le vélo électrique individuel ou la trottinette. La mobilité ne se limite pas à la voiture.
L’enjeu est d’optimiser cette mobilité et de la rendre plus écologique mais aussi plus sociale à travers cette dimension de partage. En France, nous achetons trop de véhicules neufs ou d’occasion et quand on voit l’usage réel au quotidien on se dit qu’il y a quelque chose à faire, notamment en zone urbaine. Le contexte inflationniste nous pousse également à aller vers ce modèle. Nous travaillons d’ores et déjà avec des mairies et des collectivités pour subventionner ce type de mobilité.
Cette offre n'est-elle pas principalement destinée aux personnes habitant en zones urbaines ?
Depuis juillet, Cartage est disponible partout en France et ce sont effectivement en zones urbaines et périurbaines qu’il y a une plus grande proportion de véhicules non utilisés. Mais ce n'est pas notre seule cible...L’autopartage doit impérativement être développé, en complément des réseaux de transports en commun et du covoiturage. Nous souhaitons aider à le démocratiser comme ce fut le cas pour le covoiturage avec l’arrivée de Blablacar.
Photo d'ouverture : @Cartage
