Face aux enjeux climatiques, notamment la hausse des température en zone urbaine, les villes se veulent plus vertes et respectueuses de l'environnement. Une transition écologique dont les pouvoirs publics et sociétés privées deviennent acteurs.
En Europe, les villes les plus durables se trouvent majoritairement au Nord du continent. Selon un rapport publié par CleanCities, le podium se compose de Copenhague à la première place, suivie d'Oslo et Paris. La capitale française peut en effet se vanter d'un réseau de transports publics important et de nombreuses initiatives incitant aux mobilités décarbonées ont été mises en place ces dernières années (création d'un réseau de pistes cyclables, véhicules électriques en libre service, espaces piétons...). Au sein du groupe RATP, si le sujet de la décarbonation dans les transports est une priorité depuis plusieurs années déjà, le groupe a dévoilé son plan de sobriété énergétique et ses ambitions pour la création d'une ville low tech.
Sur la partie transport, David Vervoort, responsable maintenance digitale chez RATP Dev, nous expliquait que l’objectif est de réduire la consommation d’énergie en misant sur la conduite écologique et former les conducteurs. En interne, l'objectif est de réduire sa consommation d'énergie, notamment sur la partie numérique. Concrètement, le plan consiste à créer des data centers moins énergivores, mettre automatiquement en veille les écrans dans les zones de flex office ou salles de réunion quand elles sont inoccupées ou bien encore mettre en veille les écrans d’information voyageurs entre 1h45 et 3h45. Lors du salon VivaTech, Nathanaël Mifsud-Couchaux, R&I Program Manager au sein du groupe RATP, a déclaré que l’objectif était de rendre la ville de demain plus durable et inclusive. Sur sa feuille de route, un projet de revalorisation de l’eau ou bien encore du parc immobilier du groupe en revalorisant certains espaces ou bâtiments non ou partiellement utilisés.
Le réchauffement climatique, défi numéro 1 pour les transports publics
En parallèle, chez Transdev, le réchauffement climatique est le premier défi de la société pour développer de nouveaux modes de transport et repenser les villes. "C’est à nous de nous adapter à la dérive climatique et de faire en sorte que les voyageurs continuent de privilégier les modes de transports décarbonés et partagés. Il faut pouvoir être en mesure dans les prochaines années de développer des parcours voyageurs adaptés à l’augmentation des températures et de faire en sorte que le trajet soit confortable", nous expliquait Julien Réau, Directeur de l’innovation chez Transdev France. Et pour y répondre, le groupe mise sur l'innovation technologique et la collaboration entre les acteurs du transport, mais aussi les pouvoirs publics. A Saint-Quentin-en-Yvelines, Mobilize, filiale du groupe Renault, a par exemple réussi à lancer plusieurs dispositifs expérimentaux dans la ville dans le but d’améliorer la vie quotidienne des citoyens. Une zone "laboratoire" qui va permettre de déployer des solutions à travers le territoire et participer à la transformation des agglomérations en villes intelligentes et surtout plus vertes.
Busan mise sur la technologie pour sa transition verte
En dehors des frontières de l'Europe, la ville de Busan (Corée) souhaite également bâtir une ville verte intelligente. Candidate à l'Exposition Universelle de 2030, le Maire de la ville, Park Heong-joon souhaite répondre au dérèglement climatique grâce aux technologies de pointe, en réaménageant un vieux quartier de Busan en espace écologique ou bien encore en créant un nouvel éco-quartier baptisé « l’île flottante » qui a vocation à accueillir des réfugiés climatiques. "Ce programme sera un concentré de technologies de pointe et symbolisera le savoir-faire du génie civil coréen. Ce sera un mix entre IoT et énergie auto-suffisante", a déclaré Park Heong-joon à la rédaction de TOM.travel.
Photo d'ouverture : @febiyanr