Un an avant le début des Jeux Olympiques de Paris 2024, les acteurs de la mobilité mettent les bouchées doubles afin d'être prêts à recevoir le monde. Transport, gestion des flux, amélioration du parcours voyageur ou bien encore sécurité, les défis sont multiples et l'innovation sera un élément essentiel pour y répondre.
Comment les Jeux Olympiques de 2024 vont-ils pousser les acteurs de la mobilité à innover ? A un an de l'échéance, le gouvernement et les acteurs du secteur accélèrent et dévoilent leur "plan d'attaque" pour être en capacité d'accueillir des millions de visiteurs à compter de juillet 2024. Côté mobilité, le défi majeur sera de faire face à une densité d'opérations logistiques inégalée et à des flux importants sur une période courte. Que cela soit depuis les aéroports, les gares, en ville ou depuis les sites des compétitions, les opérateurs de transport devront assurer un fonctionnement optimal et un parcours voyageur facilité.
Pour Stéphane Aubry, responsable de l’accès aux sites et des transports publics de Paris2024 : « Toutes les innovations seront les bienvenues et je pense que les Jeux seront une formidable occasion d’expérimenter grandeur nature ce qui fonctionne ou pas, tout en s’appuyant sur les solutions existantes ». Un message qu'à souhaité réitérer le gouvernement en annonçant récemment le lancement d'un programme pour les startups de la Traveltech. L'objectif : structurer et renforcer l'écosystème des jeunes pousses en faisant émerger des champions français dans le secteur, à quelques mois des grands événements.
Les aéroports accélèrent leur métamorphose
Chez ADP, les JO seront un tremplin pour bâtir l'aéroport du futur. Selon Edward Arkwright, directeur général exécutif d’ADP, la gestion des flux sera un vrai défi, au même titre que la gestion des bagages volumineux et de la sécurité. Pour relever ce challenge, le groupe aéroportuaire compte bien s’appuyer sur l’innovation technologique. « Les Jeux vont nous servir de test grandeur nature pour tout ce que nous expérimentons aujourd’hui, comme la pre-bording ou checking, le scanner 3D pour les bagages à Orly ou bien encore le déploiement des sas PARAFE aux frontières», ajoute-t-il. L'innovation passera également par la décarbonation des aéroports. Pour cela, le groupe expérimente plusieurs nouvelles mobilités, comme le taxi volant Volocopter, qui viendront renforcer l’offre de transport décarboné au départ et vers les aéroports. Ces engins à décollage et atterrissage verticaux permettront de traverser la métropole en quelques minutes seulement, contre plusieurs dizaines de minutes en transports en commun ou en voiture et fonctionneront principalement à l'électricité.
L'innovation dans les transports terrestres et fluviaux
En parallèle, dans les transports en commun, les acteurs se mobilisent pour simplifier et améliorer l'expérience voyageur. Le ministre délégué chargé des transports, Clément Beaune, a notamment annoncé le lancement de travaux sur la mise en place d’un billet unique dans les transports à l'échelle nationale. Un billet qui pourra être déployé sur tout le territoire et qui facilitera les voyages. Au sein du groupe RATP, de nombreux travaux de maintenance vont être réalisés pour assurer le bon fonctionnement des trains et leur ponctualité. Le groupe mise également sur la multiplication des panneaux d'information, la récolte de data et l'accessibilité des transports pour améliorer l'expérience voyageur.
Outre le transport terrestre, les voies fluviales, notamment la Seine font l'objet d'une attention particulière pour décongestionner les réseaux terrestres et accélérer la transition écologique. La jeune pousse NetpTech souhaite démocratiser la mobilité sur les voies fluviales et maritimes avec des navires à propulsion électrique pouvant transporter jusqu'à 200 personnes. La startup a remporté un appel à projet pour la mobilité et mettre à disposition ces navires pour la cérémonie d'ouverture et compte bien pérenniser leur utilisation.
Enfin, la SNCF a dévoilé sur VivaTech la nouvelle interface de ses panneaux d’affichage en gare. Baptisé LIVE, ce projet est présenté par le groupe comme une innovation majeure pour améliorer l’expérience voyageurs et remplaçant 3 outils existants. Selon la SNCF, ils seront «plus claires, modernes et surtout homogènes sur l’ensemble du territoire.» Le déploiement de ces nouveaux panneaux sera progressif dans l’objectif de remplacer les anciens partout en France d’ici les JO 2024. En revanche, le TGV M n'arrivera en gare qu'en 2025 et non en 2024, comme ce qui avait été annoncé initialement. Une chose est certaine, il y aura bien un après et avant Jeux Olympiques en France et notamment à Paris pour les voyageurs...
Photo d'ouverture : @SOPA Images/Getty Images