Composée de quelques 80 ONG et groupes militant pour la protection de l'environnement et le réchauffement climatique, CleanCities vient de publier son bilan 2023. Il fait état des efforts réalisés par 42 villes européennes pour devenir plus durables, notamment en matière de transport.
Baptisé "L'état de la mobilité partagée et de la mobilité zéro émission dans les villes européennes", en Français, ce rapport fait l'état des lieux des initiatives mises en place et des évolutions dans 42 villes européennes. L'objectif était d'établir un classement en fonction de leurs efforts pour introduire des options de transport partagé et à faible émission. Pour ce faire, l'étude a pris en compte plusieurs indicateurs dont, l'utilisation des vélos et scooters électriques partagés, les voitures électriques partagées, les bus zéro émission et les infrastructures publiques de recharge de véhicules électriques (VE).
Paris sur le podium
Sur le podium, Copenhague prend la première place, suivie d'Oslo et Paris. La capitale française affiche un score total de 27,8 sur 40 et obtient un B. La seconde ville française du classement est Lyon (8ème place), loin devant Marseille (29ème place). A noter que la grande majorité des villes figurant dans le rapport sont issues des pays d'Europe du Nord (Pays-Bas, Suède, Allemagne, Bulgarie, Pologne, Ecosse, Grande-Bretagne...).
Selon CleanCities, si certaines villes n'ont pas obtenu de très bons résultats sur les transports sans émission, elles se rattrapent avec d'importants dispositifs de mobilité partagée, comme Milan, Budapest ou Sofia. Par ailleurs, les villes qui ont les meilleurs scores ont des décideurs qui fixent des objectifs clairs et forts avec des investissements ciblés, d'où l'importance du leadership local.
La décarbonation des transports, un enjeu environnemental mais pas que...
Afin de s'améliorer, les villes européennes peuvent accroître l'utilisation de leur réseau de transports publics, prioriser la mobilité partagée en repensant les espaces routiers et améliorer la sécurité pour réduire les conflits entre les différents groupes d'usagers (voiture vs vélo par exemple), ou bien encore déployer les dispositifs de recharge VE. Selon l'étude, favoriser le transport décarboné a un impact significatif sur le plan environnemental, social et de santé publique. "Les villes doivent passer à la vitesse supérieure et accélérer cette transition [...] En transformant les systèmes de mobilité urbaine, nous pouvons rendre nos villes plus agréables à vivre, améliorer la santé des population et protéger notre climat", conclut le rapport.
Photo d'ouverture : febiyanr