VivaTech : Comment le groupe RATP souhaite-t-il tendre vers la sobriété énergétique ?

A l’occasion du salon VivaTech, le groupe RATP s’est exprimé sur son plan de sobriété énergétique et sur la création d’une ville low tech.

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ML

Margot Ladiray

19 juin 20233 min de lecture

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© Archives Travolution

A l’occasion du salon VivaTech, le groupe RATP s’est exprimé sur son plan de sobriété énergétique et sur la création d’une ville low tech. Plusieurs projets sont actuellement en cours de développement pour créer le réseau de transport et la ville de demain.

Le groupe RATP a enclenché son plan de sobriété énergétique, construit autour de trois enjeux principaux : économique, écologique et civique. Selon Aurélia Menacer, Responsable du pôle Performance énergétique, climat & écoconception, les trois sources majeures de consommation d’énergie du groupe sont la partie transport, les infrastructures et les bâtiments tertiaires. Et pour réduire la facture et tendre vers la sobriété énergétique, le groupe travaille autour de huit thématiques, dont les transports, le numérique responsable, l’éclairage, la publicité lumineuse ou bien encore la gestion des températures. « Nous n’avons pas attendu la crise écologique ou énergétique pour faire attention à notre consommation mais l’après Covid a été un véritable accélérateur », ajoute-t-elle.

L'importance de la data

Sur la partie transport, David Vervoort, responsable maintenance digitale chez RATP Dev, explique que l’objectif est de réduire la consommation d’énergie en misant sur la conduite écologique et former les conducteurs. « Nous avons par exemple créé un système qui permet d’indiquer si l’on consomme peu ou beaucoup d’énergie en adaptant la conduite grâce à un boitier lumineux. Ces données permettent également d’identifier les zones à forte consommation. Dans l’ensemble, l’analyse des données est essentielle dans notre travail et pour nous aider dans notre transition » ajoute -t-il. De même, ces données sont particulièrement importantes pour être communiquer aux voyageurs par la suite : « Si l’on veut embarquer les citoyens dans le changement il faut pouvoir illustrer et donner des chiffres précis afin que la prise de conscience ait lieu ». Si de nombreux efforts sont faits depuis plusieurs années sur ce segment, celui dont le potentiel de croissance est le plus élevé est le numérique.

Le groupe RATP prône le low tech

Pour Maud Cailly, Pilote du programme numérique responsable du groupe RATP, le numérique ne représente actuellement pas la plus grosse part de consommation d'énergie mais elle ne fait que croître, notamment avec la digitalisation du groupe. Concrètement, le plan consiste à créer des data centers moins énergivores, mettre automatiquement en veille les écrans dans les zones de flex office ou salles de réunion quand elles sont inoccupées ou bien encore mettre en veille les écrans d’information voyageurs entre 1h45 et 3h45. Maud Cailly précise : « Il y a entre 300 et 400 écrans d’information par ligne sur le réseau RATP…Je vous laisse faire le calcul de ce que cela représente. » En parallèle, le groupe a modifié sa politique d’achats en y incluant des critères RSE, favorise l’écoconception pour tous ses projets numériques ou digitaux et met l’accent sur la communication auprès des collaborateurs et des voyageurs.

Crédit : TOM.travel

Des initiatives qui font partie d’un plan global afin de bâtir une ville low tech. Lors de son intervention, Nathanaël Mifsud-Couchaux, R&I Program Manager au sein du groupe RATP, a déclaré que l’objectif était de rendre la ville de demain plus durable et inclusive. Sur sa feuille de route, un projet de revalorisation de l’eau ou bien encore du parc immobilier du groupe en revalorisant certains espaces ou bâtiments non ou partiellement utilisés.

Photo d'ouverture : @RATP

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