VivaTech : Comment rendre les transports plus intelligents et vertueux ?

Dans le cadre du salon VivaTech, plusieurs acteurs du transport sont revenus sur leurs projets afin de rendre leurs infrastructures plus intelligentes et plus…

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Julia Luczak-Rougeaux

14 juin 20232 min de lecture

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Conférence "La technologie au service d’une mobilité urbaine optimisée" sur le stand de Capgemini© Archives Travolution

Dans le cadre du salon VivaTech, plusieurs acteurs du transport sont revenus sur leurs projets afin de rendre leurs infrastructures plus intelligentes et plus respectueuses de l’environnement.

« Le comportement n’a pas encore changé sur une large échelle, mais cela commence à évoluer », a déclaré Frédéric Tran Kiem, EVP digital and innovation chez le RATP Group, à propos de la conscience écologique des usagers des transports. Selon lui, c’est l’expérience proposée qui permettra d’inciter les utilisateurs à emprunter des moyens de transport plus vertueux. « Malheureusement, elle n’est pas encore seamless », estime-t-il. Pour cela, il faudrait que les différents acteurs de la mobilité communiquent davantage dans une logique de MaaS (Mobility as a Service).

Une idée partagée par Christophe Peymirat, Head of Uber for Business, EMEA. L’application VTC veut devenir une plateforme multimodale. « Nous voulons également proposer les transports publics et même pousser la marche à pied sur certains itinéraires », a-t-il déclaré sur la scène de VivaTech. Et pour ses véhicules, Uber s’est engagé à avoir une flotte zéro émission d’ici 2030. Pour aider les chauffeurs à louer ou à acheter un véhicule électrique, l’entreprise américaine a mis en place des aides. Elle fait également appel au machine learning afin de renseigner les chauffeurs sur les emplacements de bornes de recharge électrique. Christophe Peymirat a fait savoir qu’Uber était prêt à partager ses données avec les villes afin de réduire les émissions carbone.

Pour Cécile Texier, VP Sustainability 1 XSR chez ALSTOM, cette multimodalité peut aussi être traitée dans l’éco-conception des modes de transport. De plus en plus d’espaces de rangement pour les vélos sont par exemple intégrés dans les trains. Mais pour elle, il faut nécessairement anticiper cette multimodalité.

Le problème, selon Frédéric Tran Kiem, c’est qu’aujourd’hui en France, il n’existe pas de modèle économique suffisamment viable pour les acteurs du MaaS. C’est seulement quand il émergera que l'offre sera créée et ensuite le changement de comportement chez les consommateurs.

Une couche d’intelligence supplémentaire chez la RATP

Lors d’une autre conférence donnée sur le stand de Capgemini, la RATP est venue faire part de ses projets en termes de gestion des flux et de maintenance. Là encore, les données sont clé pour améliorer l’expérience des voyageurs et réduire l’impact sur l’environnement. L’automatisation de certaines lignes et les caméra installées dans le réseau permettent d’obtenir des informations auxquelles il était difficile d’accéder il y a 20 ans. Ces informations permettent d’automatiser certaines tâches et d’interconnecter les systèmes pour une meilleure sobriété énergétique et une meilleure productivité.

« Nous pouvons rendre intelligentes les caméras et les capteurs afin d’envoyer des alertes au poste de commande centralisé. Cela pourrait permettre de remarquer un bagage abandonné ou un comportement suspect plus rapidement. La technologie peut nourrir l’intelligence des infrastructures mais aussi permettre de former les agents en fonction de différents scénarios », complète Matthieu Deboeuf Rouchon, Innovation Manager, Reasearch & Innovation France de Capgemini Engineering.

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