Après avoir lancé son application mobile en mai 2023, Hexplo souhaite devenir le Waze du vélo. Son fondateur, Emmanuel Brault, a pour ambition d'en faire un réseau social et d'aider les destinations à valoriser leur territoire grâce à des itinéraires à vélo.
Pouvez-vous revenir sur le concept d'Hexplo ?
Emmanuel Brault
Cela fait désormais 2 ans et demi que le projet a été lancé. A la base, nous souhaitions simplifier la planification et la création d’itinéraire à vélo mais avec une logique de « faire soi-même » et non pas être une agence de voyages. En mai dernier, nous avons lancé notre application mobile et depuis, nous nous considérons comme le Waze du vélo. Grâce à la géolocalisation, l’outil va permettre au voyageur d’avoir accès aux points d’eau, aux hébergements de proximité et surtout à la communauté Hexplo. Aujourd’hui, nous avons plus de 18 000 explorateurs qui utilisent l’outil et nous souhaitons capitaliser dessus en l’améliorant.
Souhaitez-vous vous concentrer davantage sur cet aspect réseau social ?
A terme, nous souhaitons effectivement qu'Hexplo devienne un réseau social de la communauté vélo. L’application est venue rebattre les cartes avec cette possibilité de pouvoir interagir en temps réel. Le développement de notre communauté est l’une de nos priorités avec l’amélioration de l’application. L’objectif est de devenir une source d’inspiration pour les voyageurs et d’être dans une logique de partage, c’est ce qui nous anime le plus.
Avez-vous pu observer un intérêt croissant pour le vélo chez les voyageurs depuis la crise du Covid-19 ?
L’intérêt pour les voyages en vélo en France est énorme. Pour ma part, j’ai commencé à y prendre goût en 2018 mais il n’y avait pas un tel engouement autour du cyclotourisme. Depuis 2 ans, la donne a réellement changé. Je pense que la raison n’est pas forcement économique car en réalité, voyager à vélo ne coûte pas moins cher. Il y a cette envie certaine de voyager autrement, de façon plus écologique et de favoriser le bien-être. Faire du vélo, ça rend profondément heureux. Il y a aussi cet aspect qui fait que pour être dépaysé en vélo, nous n’avons pas besoin de partir loin. Depuis le Covid, le tourisme de proximité a explosé et le cyclotourisme s’inscrit totalement dans cette tendance.
Quelle est votre feuille de route pour 2023 ? Y a-t-il une volonté de votre part de travailler en collaboration avec les acteurs locaux pour la création d'itinéraires ?
Après avoir levé 200 000 euros l’an dernier, nous sommes dans une logique d’amélioration du produit et du développement de notre application mobile. Si l’application est gratuite pour les voyageurs, les cyclistes peuvent nous soutenir grâce à des dons et nous souhaitons pousser cela. En parallèle, nous avons pour projet de nous associer avec des Offices de Tourisme, des lieux culturels ou des propriétaires d’hébergements pour leur donner de la visibilité sur notre plateforme. Valoriser les destinations à travers des itinéraires à vélo est un enjeu énorme et on y croit beaucoup. D’ici fin août, nous aimerions compter 100 000 utilisateurs.
Photo d'ouverture : @Patrick Hendry