La startup française Toog propose de trouver des "bons plans" loisirs, locaux et à prix réduits. Son fondateur, Benjamin Gueroui, continue de travailler sur le développement de la plateforme pour accompagner les prestataires d'activités dans leur digitalisation.


Le concept de Toog est de proposer des activités loisirs locales, à prix réduits et en last-minute. La plateforme propose 5 verticales d’activités qui sont les activités ludiques, sportives, culturelles, artisanales et touristiques. Notre offre est totalement BtoC mais nous avons également une offre pour les professionnels pour lesquels nous proposons un abonnement illimité, principalement vendu aux comités d’entreprises au prix de 69 euros par mois. Pour les visiteurs souhaitant réserver sur notre plateforme ou l'application mobile, il n’y a pas besoin de s’abonner pour avoir accès aux réductions.
En quoi Toog peut-il aider les acteurs à digitaliser leur offre et à limiter les heures creuses ? Travaillez-vous sur d'autres outils pour les professionnels ou offres pour les visiteurs ?
Le concept de réserver ses loisirs en ligne n’est pas encore quelque chose de courant. C’est un secteur dans lequel on constate une sous-digitalisation, comparé à celui de l’hôtellerie ou de la restauration. Il est donc nécessaire d’accompagner de façon progressive les acteurs du Loisirs.
Toog a vocation à devenir une plateforme de yield management. Les créneaux proposés à prix réduits sont fixés par les partenaires mais, demain, nous souhaitons créer un algorithme qui permettra de faire du yield automatiquement. Nous testons déjà ce nouvel outil chez certains de nos partenaires et il sera déployé progressivement d’ici 2025. Les petits acteurs font appel à nous pour limiter leurs heures creuses, accélérer leur digitalisation et se faire connaître. Mais je pense que demain, des acteurs plus importants s’y mettront également. Proposer des créneaux à prix réduits ne veut pas dire « dégrader son offre ». Au contraire, ne pas prendre en compte le yield créé de l’insatisfaction client lorsque ce dernier va payer le même prix pour une expérience dégradée à cause de la surfréquentation. L’objectif sera, pour eux, de désengorger les heures pleines plutôt que de limiter les heures creuses.
Quelle est votre feuille de route pour 2023 ?
En 2023, nous restons focus sur les villes que nous avons ouvertes, dont Toulouse et Paris récemment et la zone historique qui inclut Bordeaux, Agen et le Périgord. Pour le moment, nous souhaitons consolider le marché dans ces villes et nous concentrer sur l’ultra localisation. Nous avoisinons les 150 000 utilisateurs par mois, ce qui démontre qu’il y a un réel intérêt de la part des visiteurs. En 2024, nous souhaiterions ouvrir dans de nouvelles métropoles, notamment à Lyon et Lille, tout en déployant notre nouvel algorithme chez nos partenaires.
Photo d'ouverture : @Christian Bowen
