Vibiscus souhaite lutter contre la pollution sonore dans les transports

Créée en 2021, Vibiscus développe un matériau acoustique programmable permettant de réduire ou contrôler de manière intelligente les nuisances sonores.

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ML

Margot Ladiray

28 avril 20233 min de lecture

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Créée en 2021, Vibiscus développe un matériau acoustique programmable permettant de réduire ou contrôler de manière intelligente les nuisances sonores. Sélectionnée pour intégrer la promotion 2023 de l'accélérateur de startups du groupe RATP, la jeune pousse souhaite participer à la création d'un environnement plus sain, notamment dans les transports. Entretien avec Gaël Matten, CEO et co-fondateur de Vibiscus. 

Pouvez-vous revenir sur le concept de Vibiscus ?

Gaël MATTEN - CEO & co-founder - Vibiscus | LinkedIn Gaël Matten, CEO et co-fondateur de Vibiscus

Nous développons ce que l’on appelle des matériaux programmables, dont on peut modifier les propriétés acoustiques. Ce système est particulièrement utile pour venir absorber les bruits de basse fréquence qui sont les plus fatigants. Jusqu’à présent il n’existait pas de solution compacte et efficace. Chez Vibiscus, on va pouvoir apporter une solution dans des lieux où il est nécessaire de faire circuler de l’air ou qui disposent d’une ouverture. Notre matériau programmable vient stopper la propagation du bruit et l’environnement acoustique peut-être choisi ou modulé selon les besoins grâce à une application pour en faire varier les propriétés. Il ne s’agit pas de supprimer tous les bruits ambiants, mais seulement ceux qui nous dérangent.

Quel est le cas d'usage dans les transports ? Quels en seraient les bénéfices pour les voyageurs ?

Dans les transports, que ce soit pour les voyageurs ou les salariés qui y travaillent, l’environnement ambiant est très bruyant. Pour le moment, le cas d’usage sur lequel nous travaillons concerne le système de ventilation qui permet de renouveler l’air dans le wagons par exemple. Notre objectif va être de dépolluer l’air du bruit. On peut imaginer tout un tas de cas d’usages dans le futur afin de rendre l’environnement moins agressif pour les passagers et les salariés. La pollution sonore est un véritable problème dans les transports d’une manière générale et représente un défi technique important, surtout lorsqu’il s’agit d’environnement restreint.

La pollution sonore est-elle un vrai sujet de santé publique dans ce type d'environnement ? Cela fait partie des réflexions autour du concept de "smart city"...

Notre rapport au bruit a beaucoup évolué ces dernières années, surtout depuis la crise du Covid. Les personnes se montrent beaucoup plus sensibles au bruit et il est désormais considéré comme une véritable source de pollution, au même titre que les particules fines.  Son impact économique en France est par ailleurs évalué à 147 milliards d’euros par an. La prise de conscience n’est pas totalement égale à l’ampleur du problème. La réglementation évolue pour garantir la protection des citoyens et un environnement acoustique moins nocif, tout comme elle évolue pour nous protéger de la pollution atmosphérique, en particulier dans les transports et en milieu urbain.

Le concept de ville intelligente englobe beaucoup de chose mais veut surtout dire que l’on développe des innovations intelligemment pour améliorer le quotidien des citoyens. La limitation du bruit et des nuisances sonores fait partie intégrante des défis à relever pour créer la ville de demain, plus agréable à vivre au quotidien. Si l’on reste trop exposé au bruit sans protection il y aura des conséquences sur notre santé. L’idée est de réduire l’exposition au danger et de participer à la création d’un environnement plus sain dans tous les sens du terme.

Photo d'ouverture : Adi Goldstein

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