Tout juste lancée, la plateforme Hourrail propose des itinéraires de voyages bas carbone à travers le monde. Son fondateur, Benjamin Martinie, plus connu sous le nom de Tolt sur sa chaîne Youtube, souhaite inciter les voyageurs à se déplacer de façon plus durable et à repenser notre rapport au temps.


Hourrail est une plateforme qui a pour ambition de démocratiser les voyages bas carbone, sans avion et sans voiture. Nous allons référencer des dizaines d’itinéraires, que cela soit en France ou l’international et pas uniquement en Europe, afin de favoriser les mobilités douces. La plateforme permettra de réserver des trajets via des liens référencés et nous développerons également une partie média où nous publierons du contenu inspirationnel pour pousser certaines expériences et destinations.
Notre objectif est de « pré-mâcher » le travail organisationnel pour les voyageurs afin de les inciter à voyager de façon plus durable. Nous proposerons des trajets en train, mais aussi en voile pour traverser les mers ou les voies fluviales ou des ferrys lorsque nous n’aurons pas le choix. Même si c’est un mode de transport carboné, cela limite l’empreinte kilométrique du voyageur.
Vous venez tout juste de vous lancer, quelles vont être les prochaines étapes pour la plateforme ? Comment vous positionnez-vous par rapport à des acteurs comme Trainline ?
La plateforme a été lancée il y a un peu plus d’un mois et nous travaillons encore sur son amélioration. Une nouvelle version sera en ligne avant l’été. Sur cette première version, le voyageur peut trouver plusieurs itinéraires au départ de la France, découvrir les différentes étapes du voyage (type de transport, durée du trajet…) et des liens pour réserver chaque étape.
Aujourd’hui, nous avons tous intérêt à réduire nos émissions de carbone, et vite. Mais pour la partie voyage, l’organisation est un véritable frein dès lors que l’on sort de la France et des pays frontaliers. Trainline propose effectivement des billets de train ou de bus à travers l’Europe mais en majorité, ce sont des pays limitrophes de la France. Dès qu’on souhaite aller plus loin il n’y a que des bus. De plus, leur algorithme fait en sorte d’optimiser le temps de trajet. La société met en avant le trajet le plus rapide mais ne propose pas d’option avec des « étapes ». Ce que nous souhaitons proposer aujourd’hui sont des itinéraires où le rapport au temps est différent. Faire en sorte que le trajet face partie intégrante du voyage.
Souhaitez-vous devenir, à terme, une agence de voyage spécialisée dans les séjours bas carbone ?
Nous n’avons pas du tout comme ambition de devenir une agence de voyage, nous sommes avant tout un média. Nous ne souhaitons pas entrer en concurrence avec les acteurs du marché mais, au contraire, en faire des partenaires pour mettre en lumière ces différentes alternatives. Nous sommes à l’aube d’un changement profond. Les mentalités évoluent et la prise de conscience en matière d’urgence climatique est réelle. Les voyageurs n'ont plus qu'à changer réellement leurs habitudes, ce qui n'est pas encore tout à fait le cas...
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