Barak veut permettre aux Français de profiter d’une maison de vacances tout l’année

Alors que le locatourisme ou staycation s’est développé ces dernières années, impulsé par la crise de la Covid-19, la startup Barak a développé un service…

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Julia Luczak-Rougeaux

18 avril 20234 min de lecture

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© Kindelmedia / Pexels

Alors que le locatourisme ou staycation s’est développé ces dernières années, impulsé par la crise de la Covid-19, la startup Barak a développé un service d’abonnement qui permet de profiter d’une maison de vacances à l’année à proximité de chez soi.

L’histoire de la startup Barak, fondée par Stéphanie Berger et Fannie Asselin en octobre 2022, est d’abord une affaire de constats : un bien immobilier déclaré sur dix est une résidence secondaire en France. Ces résidences secondaires sont occupées 10% de l’année seulement par leurs propriétaires. En parallèle, de nombreux Français rêvent de posséder une maison secondaire, mais moins de 40% de la population a déjà fait des recherches pour devenir acquéreur pour des raisons financières, mais aussi à cause du coût d’entretien (de 2 à 5% du prix d’achat par an).

Pourquoi alors ne pas faire corréler les deux phénomènes en mettant en relation ces propriétaires qui n’occupent pas leur maison secondaire toute l’année et cette population qui en rêve ? C’est sur cette idée que repose la startup Barak. La jeune pousse propose de s’abonner à une maison secondaire à proximité de chez soi afin d’en profiter toute l’année.  « Le but est de profiter du bonheur d’une résidence secondaire ou de vacances sans les galères logistiques, l’état des lieux, la remise des clés, etc. Nos clients cherchent quelque chose hors de leur quotidien, se mettre au vert ou profiter d’un feu de cheminée », affirme Fannie Asselin. Une offre complémentaire aux locations habituelles de vacances, où l’on cherche à aller plus loin pour être dépaysé. Barak s’inscrit davantage dans le concept de « staycation » ou de locatourisme qui consiste à créer des vacances du quotidien et à réenchanter son lieu de vie. La plateforme comptabilise aujourd’hui 400 propriétaires et 1 500 locataires.

L’abonnement pour instaurer de la confiance et de la récurrence

La startup a choisi le modèle de l’abonnement pour instaurer de la récurrence et de la flexibilité. Lorsqu’il s’inscrit, le client s’engage à effectuer 3 séjours minimum. Il est libre de choisir ses dates en fonction des disponibilités de la maison. « L’abonnement permet de s’y rendre régulièrement et d’avoir des repères. C’est un gain de temps, de charge mentale et d’argent », affirme Fannie Asselin.

Les prix proposés se rapprochent des prix de l’immobilier et du bail 3 6 9. Le montant est ainsi calculé en fonction de la durée de la location. La startup est en train de mettre en place des tarifs régressifs qui permettra à ses clients de payer moins cher s’ils restent plus longtemps. Les propriétaires ne payent aucune commission à la plateforme. Les clients eux, versent 15% de commission à la startup ainsi que 5% environ d’assurance. Les prix affichés sur la plateforme prennent toujours en compte ces coûts.

Au-delà du prix, l’abonnement permet également d’instaurer un climat de confiance selon la co-fondatrice : « Lorsque l’on vient une fois par mois dans un lieu, on fait davantage attention, c’est comme un engagement. Personne n’a intérêt à être casse-pied pour que la collaboration s’installe sur le long-terme ». Dans cette idée de confiance et de transparence, Barak invite d’ailleurs les propriétaires à être honnêtes dans la description de leur maison et de ne pas omettre les quelques désavantages s’il y en a.

Faire revivre les lieux touristiques qui se vident en basse saison

Le but de Barak est aussi d’éviter que des communes entières ne deviennent désertes à la basse saison à cause de maisons secondaires inoccupées. La jeune pousse se rapproche d’élus locaux et d'institutionnels qui luttent contre ce phénomène afin de les aider à créer une nouvelle population régulière toute l’année.

Elle se rapproche également d'entreprises afin de donner la possibilité aux employés de partager une maison à tour de rôle ou d’organiser des séminaires réguliers. « Nous ne voulons pas pour autant reconnecter la campagne à Internet, nous voulons que ces lieux créent des moments de déconnexion et d’évasion », précise Fannie Asselin.

Pour l’heure, Barak travaille à la flexibilité de son offre commerciale et veut faire connaître son modèle d’abonnement au plus grand nombre. Elle a déjà réalisé une levée de fonds de 420 000 euros en pré-seed auprès de business angels (issus des sociétés Neoness, Kapten, Teddy Bear notamment). Elle est actuellement incubée à Paris & Co Tourisme.

Photo d'ouverture : Kindel Media

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