Quels sont les principaux postes d'émissions de carbone lors d'un séjour touristique ?

HomeExchange dévoile une étude sur l'impact climatique des choix durant un séjour de vacances.

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ML

Margot Ladiray

31 mars 20232 min de lecture

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© Archives Travolution

HomeExchange dévoile une étude sur l'impact climatique des choix durant un séjour de vacances. Selon elle, les loisirs représenteraient le deuxième poste le plus émetteur de CO2, après les transports mais devant l'hébergement. 

Alors que l'industrie du tourisme représente à elle seule 8% des émissions de carbone au niveau mondial selon Naturate Climate Change, ce chiffre atteint les 11% en France. HomeExchange s'est donc intéressé à l'impact des vacances sur le climat en croisant 5 différents postes d'émissions, dont l'alimentation, les activités, le transport, l'hébergement et les déchets. Les donnés analysées comprennent celles de la base carbone de l'Ademe, les données récoltées auprès des utilisateurs du service HomeExchange et des "hypothèses réalisées lorsque les données n’étaient pas disponibles", est-il indiqué à travers l'étude. Au total, la société a analysé le données de plus de 13 000 membres, dont les Français représentent 60% des répondants.

Plus de la moitié des émissions liées au transport

Sans surprise, le transport est le premier émetteur de CO2. Il représente en moyenne 52% des émissions de carbone des vacances et jusqu'à 70% en voyageant en avion. Pour un trajet en voiture et en train ce taux baisse respectivement à 20% en moyenne et 2%. Choisir des modes de transports doux est donc le premier levier pour réduire son empreinte carbone lors d'un voyage. En France, la voiture reste le mode de transport le plus courant avec près de 50% des trajets. Sur la seconde marche du podium, l'étude met en avant les activités. En moyenne, ces dernières représentent 30% des émissions carbone lors d'un séjour, tout type d'activité confondu. Pour limiter cet impact, l'entreprise appelle à la promotion d'activités bas carbone, notamment outdoor, et de mettre en valeur des initiatives locales et plus engagées. Enfin, l'alimentation arrive à la troisième place avec une moyenne de 9% des émissions de CO2 produites lors d'un séjour touristique. En cause, les nombreuses sorties au restaurant ou la restauration collective. L'hébergement, lui, arrive au pied du podium avec une empreinte carbone qui varie selon le type d'hébergement choisi (7% en moyenne). En effet, si le camping ou l'échange de maison sont peu carbonés (moins de 4kgCO2/nuitée), la location saisonnière, les clubs de vacances ou l'hôtel émettent jusqu'à 2 fois plus de CO2. L'étude précise néanmoins que le niveau confort et de services sont tellement différents que cela les rend difficilement comparables.

Favoriser le tourisme local

Selon HomeExchange, plusieurs leviers d'action existent pour limiter l'impact environnemental d'un séjour. Si cela commence par le choix d'un mode de transport peu polluant (comme le train ou le co-voiturage), cela veut aussi dire que la distance doit être réduite. Pas besoin donc de partir systématiquement au bout du monde pour être dépaysé. Ensuite, les activités bas carbone, comme la randonné ou le vélo, sont à favoriser, suivies par le choix d'une alimentation "maison" avec moins de viande et plus de produits locaux, l'hébergement "vert" et le recyclage des déchets.

Photo d'ouverture : @Toomas Tartes

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