Une expérimentation de la vidéosurveillance intelligente votée pour les Jeux Olympiques de 2024

Le Sénat a voté en faveur d'une expérimentation de la vidéosurveillance intelligente en vue des Jeux Olympiques 2023.

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ML

Margot Ladiray

31 janvier 20232 min de lecture

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© Archives Travolution

Le Sénat a voté en faveur d'une expérimentation de la vidéosurveillance intelligente en vue des Jeux Olympiques 2023. Si plusieurs éléments doivent encore être définis, le texte précise que la reconnaissance faciale ne sera pas utilisée. 

Faisant partie du projet de loi olympique, l'expérimentation de la vidéosurveillance intelligence a été (très) largement adoptée par les sénateurs avec 243 voix pour et 27 contre. Cette loi vise à maintenir la sécurité lors du plus grand événement sportif au monde où plus de 13 millions de visiteurs sont attendus en juillet 2024. A titre de comparaison, Paris intra-muros compte environ 2 millions d'habitants à l'année et près de 11 millions en comptant l'intégralité de l'agglomération.

Un dispositif pour assurer la sécurité des visiteurs

L'aide de ces caméras devrait permettre aux autorités de détecter sur les sites de la compétition et des transports adjacents, les objets abandonnés, des comportements anormaux ou bien encore des données sur les flux de fréquentation. Face au risque d'attentat ou afin d'éviter le fiasco de la Ligue des Champions en 2021, le Sénat a donc donné son aval pour débuter l'expérimentation dès que le projet de loi entrera en vigueur, c'est à dire, en 2024. Le texte précise également qu'aucune utilisation des données biométriques et de reconnaissance faciale ne sera autorisée. Si le Conseil d’Etat et la Cnil ont émis un avis globalement favorable, les deux institutions soulignent tout de même le caractère exceptionnel de ce texte, qui présente des enjeux forts en matière de vie privée. Le Conseil d'Etat demande notamment à l'intervention d'un législateur pour encadrer ce projet de "garanties rigoureuses et contrôlées".

Vers une atteinte à la vie privée ?

Pour certains sénateurs de l'opposition, ce dispositif s'apparente à un "cheval de Troie" et précisent que ces "technologies ne sont absolument pas matures". De son côté, la Quadrature du Net, une association qui promeut et défend les libertés fondamentales remises en question par certains usages des outils informatiques, a publié : "Le Sénat doit prendre le temps d’appréhender le cadre juridique actuel, protecteur des données personnelles et de la vie privée, et qui est est en passe d’être fallacieusement écarté par ce projet de loi pour rendre acceptable la légalisation de la VSA (vidéo surveillance automatisée - ndlr)".

Photo d'ouverture : @srhhrbch

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