La "dissection virtuelle", à disposition des chercheurs au Musée du Quai Branly

A l’occasion du salon Museum Connections qui se tient actuellement à Paris, Vizua et le Musée du Quai Branly sont venus présenter leur dispositif de médiation…

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ML

Margot Ladiray

18 janvier 20232 min de lecture

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© Archives Travolution

A l’occasion du salon Museum Connections qui se tient actuellement à Paris, Vizua et le Musée du Quai Branly sont venus présenter leur dispositif de médiation numérique. L’entreprise met à disposition de ses clients des technologies allant du CTscan jusqu’à la visualisation collaborative 3D au service du personnel et des visiteurs.

Pour Philippe Charlier, directeur du département de la recherche et de l’enseignement au Musée du Quai Branly, ce partenariat avec Vizua permet, « d’utiliser la science/la technologie pour travailler sur les restes humains anciens tout en les préservant ». La société propose d’utiliser un scanner nommé CTscan pour scanner intégralement un objet ancien afin de visualiser et de reconstituer son contenu. Un outil collaboratif dans le cloud qui s'adapte à l'imagerie 3D, la réalité augmentée ou la réalité virtuelle. Sur les momies par exemple, le scanner va être capable de numériser son contenu en 3D sans les toucher ou les ouvrir. Grâce à la technologie du cloud computing, toutes les images vont ensuite être calculées par flux vidéos en direct.

En utilisant des lunettes HoloLens, les chercheurs vont ainsi pouvoir étudier son contenu (sexe, position, état des organes…), sans avoir à la manipuler, ce que le directeur du département de la recherche et de l’enseignement qualifie de « dissection virtuelle » . « Ces 2 outils sont très utiles pour le personnel du musée mais aussi pour les visiteurs », déclare Philippe Charlier. Du côté des visiteurs, le musée va pouvoir organiser des expositions 100% virtuelles et ultra réalistes où chacun pourra zoomer sur les détails et même percevoir les textures grâce à un visuel en haute résolution. « Il est possible de créer son propre musée virtuel mais aussi de numériser des villes ou des bâtiments/monuments », explique Sylvain Ordureau, Président de Cizua et co-fondateur de la plateforme 3dverse.

Photo d'ouverture : @Narcisso Arellano

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