Créée en 2020, la plateforme Henri Trip permet aux visiteurs d'organiser leur itinéraire et de réserver des activités. La jeune pousse a également une activité BtoB qui a pour but d'accompagner les prestataires d'activités dans leur digitalisation. Grégory Muratorio, son CEO, revient sur les projets en cours pour l'année 2023 et la demande croissante de la part des acteurs touristiques et des visiteurs pour du contenu digitalisé.
Pouvez-vous revenir sur la création et la concept d'Henri Trip ? Quelle offre proposez-vous aujourd'hui ?
Grégory Muratorio et Maxime Lagreze, les co-fondateurs d'Henri Trip
La plateforme a vu le jour en août 2020, juste après le premier confinement. Chez Henri Trip nous avons deux activités, la première est la plateforme BtoC qui permet à n’importe qui d’avoir accès à des centaines d’activités et sites culturels en France et la seconde où nous proposons du développement d’application mobile aux prestataires d’activités. Sur la première partie, Henri Trip a pour vocation à servir de guide de voyages. Le voyageur va alors avoir la possibilité de créer un itinéraire et de réserver ses visites ou ses activités. Actuellement, nous travaillons en partenariat avec Get your Guide et nous sommes en train de discuter avec Alentour pour bénéficier de leur catalogue de leur technologie. Concernant notre activité BtoB, cela se fait via une plateforme annexe baptisée Henri Trip Pro qui vient répondre à une demande croissante de la part des acteurs du secteur pour les aider à créer des visites digitalisées.
Votre plateforme se veut gratuite, sur quoi repose votre business model ? Votre positionnement est uniquement Loisirs ?
Notre business model repose sur une version Premium et personnalisable d’Henri Trip pour le BtoC. Ce sont des guides de voyages clé en main payants. Pour la partie BtoB, nous facturons le client pour la création de chaque application. A ce jour, nous avons un positionnement 100% Loisirs mais nous ne nous fermons pas la porte au marché corporate et du MICE. Nous n’avons vécu qu’une seule véritable saison touristique depuis notre création donc nous sommes encore sur une adaptation de notre solution et de notre modèle.
Comment réussir à se différencier sur un secteur déjà concurrentiel, notamment avec les réseaux sociaux ?
Au final, en France, il existe assez peu de plateformes concurrentes qui se positionnent sur les activités culturelles et loisirs. Nous ne voyons pas les réseaux sociaux, notamment Instagram, comme des concurrents mais au contraire comme des sources d’inspiration pour nous aider à développer notre solution.
Quelle est votre feuille de route pour 2023 ? Une levée de fonds est-elle prévue pour accélérer votre développement ?
L’année 2023 va être très importante pour nous. Nous avons vocation à nous étendre en Europe et nous sommes déjà en contact avec plusieurs acteurs en Espagne, par exemple. Les principaux chantiers vont concerner les expériences augmentées, le contenu du catalogue pour la prochaine saison d’été et faire grandir notre équipe. Nous avons également l’envie d’évoluer tout en répondant aux enjeux du tourisme durable. Nous souhaitons aider les destinations à fluidifier les flux et à limiter le tourisme de masse. Concernant la levée de fonds, nous sommes en pleine réflexion. 2023 sera assurément une année d’accélération sur la partie commerciale et R&D, du moins pour la plateforme BtoC. Une refonte totale est d’ailleurs en cours et devrait être terminée fin janvier suivie par une application mobile au mois d’avril. Notre objectif est d’aider les « petits » à se digitaliser et aujourd’hui, cela est un véritable enjeu avec l’arrivée de la Coupe du Monde rugby en 2023 et les Jeux Olympiques de 2024. La France se dirige vers une fréquentation touristique record.
Photo d'ouverture : @Didier Weemaels