L’Espagne adopte une loi pour attirer les startuppeurs et travailleurs nomades

Le sénat espagnol vient de valider le 23 novembre la loi start-up qui prévoit des réductions d’impôt et des avantages fiscaux pour les entrepreneurs ainsi…

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Julia Luczak-Rougeaux

25 novembre 20222 min de lecture

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© Anton Shuvalov

Le sénat espagnol vient de valider le 23 novembre la loi start-up qui prévoit des réductions d’impôt et des avantages fiscaux pour les entrepreneurs ainsi qu’un visa spécial pour les travailleurs nomades.

L’Espagne va-t-il voir arriver une ruée de jeunes entrepreneurs en baskets, Mac sous le bras ? C’est en tout cas le souhait du gouvernement espagnol qui depuis plusieurs années veut mettre à l’œuvre sa « stratégie pour une nation espagnole entreprenante ». La loi dite « start-up » vient d’être définitivement validée après son passage au sénat et va permettre à l’Espagne de devenir une destination attrayante pour les leveurs de fonds en herbe et autres travailleurs nomades.

Côté entrepreneur, le texte comprend notamment la réduction de l’impôt sur les sociétés et celle de l’impôt sur le revenu des non-résidents de 15% à 25 %, pour une période maximale de quatre ans. Des déductions d’impôt sont également au programme pour tout investissement réalisé au profit d’entreprises nouvellement créées (jusqu’à 100 000 euros).

Côté travailleur nomade, le texte prévoit la création d’un visa d’un an, renouvelable quatre années supplémentaires. Passé ces cinq années, il pourra obtenir la résidence dans le pays, à condition que son employeur ou ses clients se situent bien hors de l’Espagne. Les digital nomads profiteront également d’une simplification des démarches administratives.

« Cette loi va placer l’Espagne à l’avant-garde de la création de start-up à un moment où de plus en plus de nomades numériques et d’investisseurs veulent pouvoir travailler de n’importe où dans le monde », déclarait il y a un an Nadia Calviño, la ministre de l’Économie espagnole.

Quelle offre touristique pour les travailleurs nomades ?

Depuis la crise sanitaire, de nombreuses personnes en quête de grands espaces et d’air pur ont sauté le pas en allant travailler plusieurs semaines ou plusieurs mois à l’étranger. Les Iles Canaries ou encore Malte sont devenues des destinations prisées par ces travailleurs pas tout à fait touristes, pas tout à fait locaux. Pour les destinations, cette nouvelle cible demande de repenser les offres touristiques en adoptant notamment le « slow tourisme ». A mesure que les gouvernements adoptent ce type de lois, ces offres devraient se structurer.

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