La banque américaine Citi, la néobanque britannique Revolut et la holding financière JPMorgan Chase développent toutes trois la réservation de produits touristiques. Une diversification qui montre l’attrait des banques pour le monde du voyage, alors que le secteur reprend progressivement des couleurs après la crise sanitaire.
Il y a un an, la néobanque britannique Revolut annonçait le lancement de Stays, son service de réservation d’hébergements en partenariat avec Expedia. Depuis l’application, les clients de Revolut peuvent réserver une chambre facilement et profiter jusqu’à 10% de cashback instantané sur leur achat. A l’avenir, Revolut pourrait également proposer la réservation de billets d’avion et la location de voitures.
C’est désormais au tour de la banque américaine Citi de se lancer dans la réservation de voyage grâce à un partenariat avec Booking et sa filiale Rocket Travel cette fois-ci. D’ici la fin de l’année, la banque souhaite proposer la réservation de chambres d’hôtels, des billets d’avion et la location de voitures à travers son service Citi Travel. Le service client sera géré par les équipes de Rocket Travel. Les utilisateurs peuvent payer leurs voyages avec leur carte Citi, leurs points de fidélité (points ThankYou) ou une combinaison des deux.
De son côté, la banque américaine JP Morgan Chase a également annoncé le lancement de sa plateforme ChaseTravel.com d’ici la fin de l’année. Elle deviendra une « agence de voyage à part entière » pour les voyageurs loisirs et d’affaires. Pour cela, la banque a racheté cxLoyalty, une entreprise spécialisée dans la fidélisation et l’agence de voyage Frosch. « Nous estimons que nous sommes l'un des cinq premiers fournisseurs de voyages grand public aux États-Unis », déclarait JP Morgan Chase en mai dernier. Elle ambitionne de générer 10 milliards de dollars de volume de voyages sur la plateforme l'année prochaine, avec une forte croissance sous-jacente qui lui permettra d’atteindre les 15 milliards de dollars de volume en 2025.
Les agences de voyage ont-elles du souci à se faire face à des banques qui ont bien moins souffert de la crise sanitaire ? Le mois dernier, Mario Gavira, Vice President of Growth de Kiwi.com, déclarait à TOM.travel que des sociétés telles que Uber et Revolut étaient « potentiellement une menace » pour la plateforme.