Viva Tech, le salon français consacré à l'innovation technologique et aux startups a ouvert ses portes hier dans un format hybride. Robot, espace de travail dans le métavers, exosquelettes, cloud français, nouveau TGV, voici ce que nous avons repéré lors de ce premier jour. C’est un salon Viva Tech bien moins étendu qu’à l’accoutumé qui a ouvert ses portes hier à Porte de Versailles. Pas de Mark Zuckerberg ni de Jack Ma cette année, mais des partenaires « habituels » issus du monde du luxe, de la santé, de la tech, des transports ou encore de l’énergie. Une édition hybride, en ligne et en présentiel, qui fait la part belle au métavers et aux cryptomonnaies dans les conférences.
Meta est présent, mais discrètement
Alors que la société a décidé d’annuler sa présence au CES en janvier dernier, Meta a fait le choix d’être présente à Viva Tech, mais sobrement. En guise de plongée dans le métavers, l’entreprise de Mark Zuckerberg affiche un grand écran où elle diffuse des vidéos déjà publiées sur sa vision du monde virtuel. « Nous avons décidé de nous concentrer sur l’aspect BtoB. Nous présenterons Horizon Worlds dans l’année, mais pas dans ce genre de salon », nous a confié une employée de Meta présente sur le stand. Les participants peuvent en revanche tester Horizon Workrooms, son espace collaboratif virtuel qui permet à des collaborateurs de faire des réunions de travail dans le métavers. A condition de maîtriser l’art de la manette.
Exosquelettes et robots chiens sur le stand de la RATP
Sur le stand RATP, plusieurs sociétés présentent des exosquelettes, des dispositifs qui permettent à une personne de ne pas se blesser en effectuant une tâche répétitive ou difficile. L’une d’elles, Prolians, présente un exosquelette permettant de réduire les troubles musculosquelettiques. Il permet aux collaborateurs de la RATP qui doivent transporter des charges lourdes de se soulager le dos. Des gants permettent quant à eux d’aider une personne dans son geste répétitif pour fournir moins d’effort.
Quand une personne ne peut pas se rendre dans certains tunnels étroits, la RATP fait appel au robot SPOT de Boston Dynamics, renommé Perceval. Tous les ans, l’opérateur de transports doit vérifier l’état des infrastructures, parfois difficile d’accès. Le robot, équipé d’une caméra infrarouge, permet d’aller inspecter plus facilement certains couloirs hauts de 1m30 seulement. La RATP a travaillé avec la startup nantaise Intuitive Robots afin de configurer le robot chien. Une expérimentation de 6 mois a été nécessaire.
Scaleway, un fournisseur cloud français face aux GAFAM
Petit passage chez Scaleway, fournisseur cloud français fondé par Xavier Niel en 1999. La société veut concurrencer Microsoft Azure, Amazon Web Services et Google Cloud d’ailleurs présents sur le salon Viva Tech. La souveraineté des données est un grand sujet pour la société, qui est contre le « vendor lock-in » lorsqu'un client est lié si étroitement à un fournisseur qu'il lui est impossible d'en changer. Scaleway est en forte croissance et compte doubler ses effectifs l’an prochain, passant de 500 à 1000 collaborateurs.
La SNCF présente le nez du TGV M
#VIVASNCF C'est le Jour J ! Pour ce grand retour à @VivaTech , nous vous dévoilons les coulisses du montage de notre Lab @SNCF et du tout nouveau #TGVM, un train modulable, recyclable et 100% connecté ! #Vivatech pic.twitter.com/zwk8X7A2YS
— SNCF_Digital (@SNCF_Digital) June 15, 2022
Cette année, la SNCF présente la partie avant de son TGV M, un train recyclable à 97%, plus aérodynamique, capable de réguler l’utilisation de l’énergie à bord en fonction du nombre de passagers. Le TGV, qui roulera à partir de 2024, est modulable. Les rames se constituent en fonction de la demande : plus de wagons première classe, plus de racks à vélos, etc. Le prototype présent sur le stand, à échelle réelle, pèse à lui seul 4 tonnes.
@SNCF La SNCF présente également un grand écran utilisé en interne par la SNCF qui permet aux employés de voir en temps réel où se situent les trains. Retard, panne, accident, tout est affiché sur une carte, ce qui permet de réagir vite. C’est grâce à cette géolocalisation en temps réel que la SNCF est capable d’estimer la longueur d’un retard et d’en informer les voyageurs. Un outil doté d’intelligence artificielle qui permet de visualiser 5 millions de positions par jour. Enfin, la SNCF met en avant sur Viva Tech son fonds d’investissement 574 Invest. 160 millions d’euros sont investis chaque année dans deux à trois jeunes pousses à l’échelle nationale. La SNCF a récemment pris 10 à 15% de parts dans les sociétés Stimio, Fluctuo et Ector.