[Vidéo ] CES2022 : Que faut-il retenir du deuxième jour du salon mondial de l'innovation ?

Durant cette deuxième journée du CES à Las Vegas, Cyril Guiraud, COO de Theta et spécialise de la tech, s'est intéressé aux innovations du côté de la mobilité…

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

7 janvier 20226 min de lecture

CES jour 2 (2)
© Archives Travolution

Durant cette deuxième journée du CES à Las Vegas, Cyril Guiraud, COO de Theta et spécialise de la tech, s'est intéressé aux innovations du côté de la mobilité, de la robotique et de la réalité virtuelle et sur les produits qui pourraient intéresser le secteur du tourisme.

Les technologies évoquées par ordre d’apparition : Le Vegas Loop par The Boring Company, les robots de Hyundai Robotics, les robots Atlas et Spot de Boston Dynamics, la voiture BMW iX Flow with E-Ink, TactSuit et TactGlove de BHaptics, la veste OWO Games, Beyond Honeycomb.

Nous sommes à la fin de cette deuxième journée du CES Las Vegas, on a pu voir des pavillons comme celui des transports, de la robotique, des jeux vidéo. Quelles sont les technologies qui vous ont marqué aujourd'hui ?

La première chose qui nous a marqué particulièrement aujourd'hui, c'est avant d'arriver sur les pavillons. On a été transporté dans un tunnel à la façon de Boring Company (société créée par Elon Musk, ndlr) dans des Tesla autonomes dans un tunnel qui fait plus de deux miles. C’est assez impressionnant de se retrouver complètement en autonomie dans un véhicule de la marque Tesla, sans qu'on ait l'habitude de voir ce genre de choses.

Elles n’étaient pas totalement autonomes, il y avait quand même un chauffeur dans la voiture…

Ce qui est assez étonnant, c'est qu’un conducteur nous emmène jusqu'à l'entrée du tunnel.vIl reste bien évidemment dans le véhicule et dès que le véhicule passe le début du tunnel, il passe en autonomie complète. Le tunnel n'est pas droit, il y a des virages, etc. On ne se rend pas vraiment compte, effectivement, que nous sommes dans un véhicule autonome parce qu'on a toujours le chauffeur qui est là.

Ce tunnel nous a menés au pavillon du transport avec beaucoup de voitures électriques, de voitures autonomes et marchant à l'hydrogène.

Exactement. L'hydrogène, c'est la nouvelle pierre angulaire des constructeurs automobiles. L'électricité est en phase de commercialisation, donc ça n'intéresse plus trop les équipes de recherche et développement. Ce qui nous intéresse, c'est l'hydrogène. On voit l'ensemble des véhicules désormais qui peuvent être propulsés à l'hydrogène. Son avantage est son temps de recharge qui n'existe plus. Ce n’est plus un système électrique. On recharge une bonbonne d'hydrogène et l'autonomie est beaucoup plus grande. Donc, c'est effectivement le plus digne remplaçant du véhicule thermique. On a eu la présentation par Hyundai dans la construction de la ville de demain, complètement en autonomie par ces véhicules.

Hyundai était très présent sur le salon. Ils ont présenté également leurs robots ?

Exactement, cela nous parler de repiquer avec le tourisme parce qu'on a été en présence de robots de service. On a vu un robot qui a préparé au shaker des cocktails, par exemple. On a vu un autre robot qui était capable d'aller chercher des articles pour le client directement dans des armoires et les présenter aux clients. Et des robots serveurs sous forme de plateau qui qui roulent et qui vont de la cuisine jusqu'aux clients. Ces technologies-là, on ne les imagine plus. En fait, on la voit directement devant nous et on se dit que ça peut arriver aujourd'hui. C'est l'innovation qui est vraiment prête à être commercialisée.

On a vu aussi des robots un peu plus connus, comme Spot.

Oui Spot, le petit chien de Boston Dynamics, enfin ex Boston Dynamics, puisque la société a été rachetée par Hyundai pour plus de 900 millions de dollars en 2020, ce qui équivaut environ à 760 millions d'euros. Il y avait le robot Atlas, un humanoïde, qui est capable de faire des saltos, etc. Et le petit chien aussi, qu'on a vu faire des chorégraphies ou même se promener. On imagine beaucoup de possibilités pour ces robots. Au-delà de l'activité militaire on peut s’attendre à voir naviguer ces robots autour de nous très prochainement.

Pour compléter la partie mobilité, il y avait aussi une voiture qui a fait beaucoup parler d'elle cette année au CES, c'est la voiture de BMW qui peut changer de couleur.

C'est ça. La carrosserie est recouverte d'un film qui a la capacité de changer de couleur. Il ne s’agit pas de passer du bleu au vert et au rouge. Pour l'instant, c'est du blanc, du noir et des nuances de gris. Mais c'est assez impressionnant car les différents éléments du véhicule peuvent être changés indépendamment ou tous ensemble, ou même être en mode dégradé. C'est un film qui est positionné sur le véhicule. C'est une belle avancée et je trouve que le concept est intéressant. On peut imaginer demain, par exemple, de la publicité sur ces films qui recouvre les bus.

Mise à part la mobilité, quelles sont les technologies qui vous ont marqué ?

Nous avons vu des éléments complémentaires à la réalité virtuelle. Par éléments complémentaires, j’entends accessoires qui viennent compléter la panoplie. On a été habitués aux casques de réalité virtuelle. Maintenant, il y a des gilets qui vont nous retransmettre ce qui va se passer, par exemple, dans un jeu ou dans une visite virtuelle. On peut ressentir des coups, une caresse, un regard, un câlin. C'est assez impressionnant de voir ça, couplé en plus à des gants haptiques. Le principe de ses gants est de nous faire ressentir un objet dans un environnement 3D qui est virtuel. On a l'impression vraiment qu'on tient cet objet quand on le voit sur notre casque et on sent l'objet dans sa main.

Dans le tourisme, comment pourrait-on utiliser ce genre de technologie ?

On peut imaginer, par exemple, des visites virtuelles de sites extérieurs. Nous avons vu deux types d'appareils, un gilet qui était à base de vibrations et un autre gilet à base de capteurs électriques. Ces capteurs électriques sont positionnés à même la peau à travers un T-shirt et retransmettent une énergie électrique comme celle qu'on peut avoir lorsque l’on va chez le kiné. On peut reproduire, par exemple, la caresse du vent. Ce genre de choses peut donner une dimension supplémentaire à la réalité virtuelle.

Quel a été votre coup de cœur aujourd'hui ?

On parle beaucoup d’intelligence artificielle et on se dit qu’elle va nous aider à converser avec un ordinateur, etc. Et là, on a vu quelque chose d'assez assez génial autour de l’IA. Imaginez, vous êtes un grand chef, vous faites une recette qui est connue internationalement. Seulement, vous êtes à un seul endroit dans le monde. L’IA va analyser ce que vous êtes en train de faire et va être capable de reproduire simultanément ou à postériori ce plat. Les chefs qui ont travaillé sur ce système ont même validé le plat fait par l'IA.

Vous avez également été attiré par un produit hors catégorie ?

Oui, des nouveaux systèmes de sièges massant. On est positionné dans un siège massant, avec énormément de capteurs tout autour de soi, qui vont soit exercer de la pression, soit nous masser, soit tapoter. Dans le tourisme, on peut imaginer que ce genre de siège peut arriver dans les classes affaires de certaines compagnies aériennes pour nous détendre pendant les longues heures de voyage. Mais le poids pose un problème. Le siège pèse quasiment 200 kilos. Si on a une dizaine ou une vingtaine de sièges en classe affaires, ça commence à faire un peu de poids. Peut-être que ça peut s'adapter, mais ils n'y ont pas encore pensé.

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