Museum Connections 2022 : « Le salon se déroulera sous le signe du renouveau »

Après deux ans d’absence en présentiel, le salon Museum Connections revient du 19 au 20 janvier prochain à Porte de Versailles.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

16 décembre 20214 min de lecture

Museum Connections
© Museum Connections

Après deux ans d’absence en présentiel, le salon Museum Connections revient du 19 au 20 janvier prochain à Porte de Versailles. Avec 350 exposants et entre 3 500 et 4 000 visiteurs attendus, l’évènement international entend être au centre des réflexions sur l’évolution des centres culturels et lieux touristiques dans un contexte sanitaire et économique encore difficile. Rencontre avec Claire De Longeaux, Directrice du salon Museum Connections.

Sous quel signe va se dérouler cette édition 2022 de Museum Connections ?

Claire De Longeaux, Directrice du salon Museum Connections.

Le salon se déroulera sous le signe du renouveau. Ce renouveau va d’abord se retranscrire à travers l’innovation technologique. L’offre liée à la technologie dans le secteur est en train de croître de manière impressionnante. Nous accueillerons 60 startups en janvier contre une quarantaine il y a deux ans. Sur l’offre des boutiques aussi il y a du renouveau. Les exposants seront organisés autour de 6 tendances sélectionnées par un jury d’experts de la boutique en lieu culturel et touristique : Feel good, Made in locally, Eco-friendly, Diversity & Engagement, Kids et Collaboration.

Quelles seront les nouveautés ?

Nous lançons les duos de l’innovation qui consistent à mettre en lumière la mise en place d’une solution dans un lieu. La marque viendra présenter son innovation et le lieu expliquera quels étaient les objectifs, le cahier des charges et ce que cela lui apporte aujourd’hui. Parmi les 20 duos qui seront présentés, je peux citer Monolithe et la Maison de Robert Schuman qui parleront d’une approche innovante de la médiation, Nuits Noires et Le Club des Partenaires et Mécènes de la Fête des Lumières de Lyon qui ont travaillé autour de podcasts ainsi que Smeetz et le Château de Chillon qui reviendront sur la mise en place de la tarification dynamique pour la billetterie.

Nous créons également un pavillon de l’itinérance qui vise à mettre en relation des lieux culturels afin de faire circuler les expositions et nous lançons un village des experts qui mettra en avant des consultants accompagnant des lieux culturels et touristiques dans des projets autour de la formation, du durable ou de leur marque.

Y a-t-il des tendances ou des thèmes qui reviennent parmi les exposants tech ?

Plusieurs sociétés seront centrées sur les publics empêchés et proposeront des choses autour de l’accessibilité, du guidage et de la récupération de l’information. La société Losonnante permet par exemple d’écouter à travers ses propres os, Okineea guide les utilisateurs avec des beacons et Laville Braille s’adresse aux personnes aveugles et malvoyantes ainsi qu’aux enfants. D’autres problématiques telles que la gestion des flux, la création de podcast, les expériences de visite interactives et la protection contre le Covid seront traitées. Elles sont le reflet de la période que nous venons de traverser : comment continuer à se faire entendre hors les murs quand le musée est fermé tout en gérant les flux de visiteurs lorsqu’il est ouvert ?

Quels sujets seront couverts dans les conférences ?

Le titre des conférences est « reset ». Elles se découperont en 3 sous-thématiques : comment se transformer, s’engager et innover. Le sujet du développement durable sera très présent. Nous essaierons de savoir comme un musée ou un lieu touristique peut être la caisse de résonnance de cette question et comment il peut s’engager lui-même. Une autre problématique intéressante sera la redéfinition du succès. Les musées ont réussi à continuer à exister même en étant fermés. Dans ce cas, le succès passe-t-il seulement par le nombre de visiteurs comptabilisés à l’entrée ? Il a fallu développer sa présence en ligne, mais où les compétences ont-elles été trouvées ? Plusieurs châteaux ont notamment travaillé avec leurs « amis », des bénévoles avec des compétences complémentaires à celles des édifices. Le Centre des Monuments Nationaux a quant à lui fait appel à une personne de chez Nokia à travers son mécénat de compétences pour développer les visites en ligne pendant le confinement. Enfin, le dernier sujet évoqué sera le développement des ressources en dehors de la boutique. Aux Etats-Unis, il est possible de faire des donations sur les sites internet des lieux culturels alors pourquoi pas en France ? Faut-il aller voir du côté des NFT ? Voilà les grandes thématiques qui seront au cœur de ces deux jours.

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