Voiture volante, avion électrique : quels sont les moyens de transport du futur en test à l'aérodrome de Pontoise ?

La Région Île-de-France, Choose Paris Region, le Groupe ADP et le Groupe RATP viennent de dévoiler la zone de test qui accueillera les premières…

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

25 novembre 20213 min de lecture

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Volocity, le véhicule volant de Volocopter© TOM.travel

La Région Île-de-France, Choose Paris Region, le Groupe ADP et le Groupe RATP viennent de dévoiler la zone de test qui accueillera les premières expérimentations dédiées aux nouvelles mobilités aériennes urbaines sur l'aérodrome de Pontoise. Différents scénarios pour les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 seront étudiés.

Un an après la présentation des ambitions de la filière de mobilité aérienne urbaine en Ile-de-France par Valérie Pécresse, la Région Île-de-France via l'agence Choose Paris Region, le Groupe ADP et le Groupe RATP ont inauguré la zone de test qui accueillera les premières expérimentations dédiées aux nouvelles mobilités aériennes urbaines sur l'aérodrome de Pontoise en présence du ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari.

Une trentaine d'industriels ont été retenus pour réaliser des tests autour des composantes suivantes : modélisation et mesures acoustiques, phases de vol et intégration dans l'espace aérien, opérations de maintenance et de recharge ou encore parcours passager. Plusieurs entreprises ont déjà effectué des tests : Skyports avec son drone dédié à la logistique, en particulier pour le transport médical (poches de sang, kits sanitaires ...) ; Thales avec son système embarqué anticollision dans des hélicoptères Hélifirst et Pipistrel avec son avion 100 % électrique.

D’autres terrains d’expérimentation sont au programme :

  • L’impact acoustique et vibratoire des vols de véhicules volants. Le groupe RATP va mener une première campagne de mesures dès mars 2022, en collaboration avec Bruitparif et la DGAC, à l’occasion de plusieurs vols effectués par Volocopter. Il s’agira de quantifier, prédire et simuler les émissions d’un eVTOL (véhicule à décollage et atterrissage vertical) en champ proche et lointain afin de répondre aux enjeux d’acceptabilité.
  • La bonne intégration des drones et des eVTOLs dans le trafic aérien conventionnel avec toutes les conditions de sécurité nécessaires. Ces tests se feront notamment avec le consortium CORUS-XUAM, projet financé par la SESAR JU, sous l'égide d'Eurocontrol.
  • Les différents aspects du parcours passager avec le déploiement d'une infrastructure d'accueil modulaire de type " Vertiport " conçue par l'opérateur britannique Skyports en collaboration avec le Groupe ADP. Cette infrastructure permettra d'expérimenter les opérations d'embarquement et de débarquement, de recharge et de maintenance des véhicules, à partir de juin 2022.

Au-delà de Volocopter qui avait présenté son appareil l’an dernier, Airbus, Vertical Aerospace, Ascendance, Lilium et Joby Aviation ont également annoncé rejoindre l'écosystème francilien structuré autour de la zone de test de Pontoise. Ils pourraient être rejoints par d’autres dans les prochains mois.

Le consortium public/privé espère pouvoir faire voler les premiers appareils volants pour les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 afin de transporter les sportifs.

Alexandra Dublanche, Vice-Présidente de la Région Ile-de-France en charge de la Relance, de l'Attractivité, du Développement économique et de l'Innovation, et Présidente de l’Agence Choose Paris Region, a déclaré : « La mobilité aérienne de demain se construit à l’aérodrome de Pontoise grâce au soutien de la Région Île-de-France et de l’ensemble de l’écosystème francilien. Outre notre soutien à l’avion électrique ou encore au développement de solutions centrées sur l’hydrogène dans l’aviation, cette initiative participera à renforcer notre statut de première région européenne en matière d’aéronautique et de spatial. À l’approche des jeux olympiques de 2024, la maîtrise de ces nouvelles technologies et usages dans une zone dense comme l’Île-de-France n’est pas une option. ».

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