Pourquoi Kiwi.com ne croit pas en l’hyperpersonnalisation

A l’occasion du Tourism Innovation Summit, nous avons rencontré Mario Gavira, Vice President of Growth de Kiwi.com.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

24 novembre 20211 min de lecture

Mario Gavira - Kiwi
Mario Gavira, Vice President of Growth de Kiwi.com© TOM.travel

A l’occasion du Tourism Innovation Summit, nous avons rencontré Mario Gavira, Vice President of Growth de Kiwi.com. L’occasion de revenir sur ses propos autour de l’hyperpersonnalisation durant la préparation du voyage.

Sur la scène du Tourism Innovation Summit, vous avez déclaré ne pas croire en l’hyperpersonnalisation, qu’entendez-vous par là ?

Avec la digitalisation du secteur du tourisme, on a pu aller vers plus de personnalisation. Chez Kiwi.com, nous avons mis au point des algorithmes pour proposer le meilleur contenu et de meilleures recommandations. Mais ce qu’on a découvert à travers de nos expérimentations, c’est que ça n’apporte pas forcément de valeur ajoutée. Quelques fois, c’est même mal perçu par nos clients. C'est pourquoi nous sommes prudents dans cette dynamique d’hyperpersonnalisation et de one-to-one marketing qui a toujours été présenté comme la pratique marketing parfaite, comme une utopie. Les voyageurs sont multi-facettes. Un jour ils viennent en vacances en famille et un autre ils viennent pour un week-end de luxe en amoureux. C’est très compliqué de trouver les bonnes recommandations. C’est pourquoi nous voulons laisser le choix au consommateur final.

La préparation du voyage, le fait de consulter plusieurs sites pour trouver la meilleure offre, fait donc partie intégrante du voyage ?

Le plaisir de planifier un voyage fait partie de l’expérience globale. Les voyageurs vont en effet consulter une vingtaine de sites avant de réserver. Chez nous, ils reviennent 5-6 fois avant de finaliser l’achat. Je ne pense pas qu’ils veulent qu’un géant numérique leur prémâche le travail grâce à toutes les données qu’il aura emmagasinées sur eux. Ils continueront à comparer, à changer d’avis, à écouter les conseils de leurs proches. Et je pense que ce comportement ne changera pas.

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