L'agence de voyages en ligne dévoile une nouvelle étude portée sur l'importance des voyageurs réservant via une OTA dans le contexte de reprise économique post-crise. Selon Expedia, les agences de voyages en ligne contribuent notamment à la reprise du tourisme local français.
Menée par BVA BDRC pour Expedia Group, cette étude a pour objectif de comparer les habitudes de dépenses des voyageurs qui réservent via une OTA vs ceux qui réservent en direct ; évaluer le volume de réservations enregistrées par les OTA et leur contribution à la reprise économique en France. Pour Antoine Walter, Directeur Market Management chez Expedia Group, les principaux constats sont : "Les clients réservant via des OTA sont précieux. En moyenne, nous observons que lors de leur séjour le niveau de dépenses augmente de 14% pour les services en chambre à l'hôtel ou bien encore 8% pour les services type spa. En dehors de l'hôtel, ces voyageurs ont également tendance à davantage consommer et à effectuer des visites. Sur la durée de séjour, nous sommes sur les même chiffres que la clientèle en direct, à savoir une moyenne de 4 jours pour la clientèle française et 6 pour l'internationale. A noter que cette année, 1 Français sur 2 s'est connecté à une OTA pour préparer son voyage et elles représentent 1/4 du volume des réservations en France." Des dépenses dont profitent les entreprises locales et qui participent à la relance économique nationale.
La sécurité économique et sanitaire désormais primordiales
Et qui dit crise, dit évolution des comportements. En effet, selon l'étude, en 2021 les voyageurs sont davantage attachés à l'aspect "sécurité" sanitaire et économique. Ainsi, 3 voyageurs sur 4 prévoient de choisir un hébergement en fonction des mesures mises en place face à la pandémie, comme les protocoles d’hygiène, le port du masque obligatoire et la limitation des capacités d’accueil. "La sécurité sanitaire est devenue un véritable standard, les touristes ont besoin d'être rassurés. De même, la flexibilité et les conditions d'annulation sont devenus des éléments primordiaux pour la réservation d'un séjour. Est-ce qu'il s'agit d'une bulle créée par le Covid ou d'une tendance qui va perdurer dans le temps ? Nous ne le savons pas encore", ajoute Antoine Walter.
Le e-commerce en tendance de fond
Mais cette montée en puissance des OTA est-elle uniquement liée au contexte de crise ou plus largement à une tendance à la digitalisation ? "Le e-commerce est pour sûr une tendance de fond et non pas uniquement liée au Covid. Les big players internationaux proposent aujourd'hui des prix compétitifs et en matière de comparaison lors d'une préparation de séjour, il est difficile de faire mieux. En parallèle, chez Expedia nous avons vraiment essayé de nous adapter en communiquant davantage avec nos clients et en mettant régulièrement les informations à jour. Enfin, notre programme de fidélité nous permet d'inciter les internautes à revenir chez nous pour leurs prochaines réservations". En effet, pour 62% des voyageurs nationaux, réserver via une OTA permet d'obtenir le meilleur tarif et la meilleur chambre pour 27% d'entre eux. La clientèle internationale, elle, préfère réserver via une OTA pour comparer les établissements d’une même destination (43 %), acheter plusieurs produits de voyage (24 %) et profiter d’une offre groupée avec un autre voyage (20 %).
Un atout de taille pour les territoires
Au-delà de l'aspect économique, selon Antoine Walter, les OTA ont un véritable rôle à jouer dans la valorisation des territoires : "Nous avons mis en place de nombreuses campagnes marketing pour inciter à la réservation et notre rôle est également de promouvoir le tourisme en France et à l'international. Il est essentiel que les OTA travaillent main dans la main avec les institutionnels, les villes ou les régions pour relancer notre économie". Si la reprise reste encore "timide", l'industrie montre des signes précoces et prometteurs de reprise. "Pour ma part je suis confiant et je pense que nous reviendrons rapidement aux mêmes niveaux qu'avant en termes de fréquentation. Les vraies questions sont désormais : quand va-t-on retrouver la clientèle internationale ? Et dans quelles conditions ? Ces décisions ne dépendent malheureusement pas de nous", conclut-il.
Photo d'ouverture : @leonardcotte