Montagne : en Suisse, l’Observatoire valaisan du tourisme fait parler les données

L’Observatoire valaisan du tourisme (Tourobs) a développé un outil avec l’opérateur télécom majeur en Suisse afin de mesurer la fréquentation des stations.

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Julia Luczak-Rougeaux

19 avril 20212 min de lecture

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© Jan Brantschen

L’Observatoire valaisan du tourisme (Tourobs) a développé un outil avec l’opérateur télécom majeur en Suisse afin de mesurer la fréquentation des stations. Une initiative inédite dans un pays où la collecte de données reste décentralisée.

Les destinations du canton du Valais situé dans le sud de la Suisse pourront désormais faire parler les données. L’Observatoire valaisan du tourisme (Tourobs) a développé un outil leur permettant de connaître la fréquentation de leur territoire. Pour cela, l’observatoire a signé un partenariat avec Swisscom, l’opérateur télécom majeur en Suisse. « Cet outil est similaire à celui qui existe déjà en France », explique Nicolas Délétroz, Directeur de l’Observatoire Valaisan du Tourisme. L’outil en question est Flux Vision, la solution Mobile Data Analytics développée par Orange qui fournit des indicateurs statistiques de fréquentation de provenance et de déplacement à partir des informations techniques issues de son réseau mobile. « Swisscom aurait pu développer cela tout seul, mais l’opérateur avait besoin d’un partenaire touristique de terrain », continue Nicolas Délétroz.



Ces données vont permettre aux destination en Valais de connaître notamment le nombre d’excursionnistes et de résidents secondaires. Des informations qui viennent s’ajouter au travail qu’effectuait déjà l’Observatoire Valaisan du Tourisme. « Une partie de notre travail consiste à collecter des données officielles et non officielles et de de les proposer aux destinations sous la forme d’un tableau de bord payant », détaille-t-il. L’office du tourisme de Crans-Montana s’est d’ores et déjà équipé de la solution. Dix autres destinations sont intéressées et Tourobs espère déployer sa solution dans d’autres cantons. Les hôteliers font également partie des clients potentiels de l’observatoire.

« En Suisse, nous n’avons pas encore l’équivalent d’Apidae (bases de données régionales françaises dans lesquelles chaque office de tourisme référence l’ensemble de son offre, ndlr). Certaines destinations ont franchi le pas de la digitalisation et voient l’intérêt des données. Mais beaucoup ne possèdent pas les outils adéquats pour le faire », constate Nicolas Délétroz. Si elle a lieu, la collecte de données reste décentralisée. « Il y a toujours eu une certaine omerta autour du partage des données en Suisse, mais je pense que les choses sont en train de changer. Certains comprennent qu’ils sont assis sur une manne financière», conclut-il.



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