La société Check Point Research a remarqué une recrudescence de faux tests COVID-19 négatifs et de faux certificats de vaccination sur le dark web. Faut-il s’attendre à une croissance du nombre de voyageurs malhonnêtes dans les aéroports ?
Les aéroports seront-ils bientôt remplis de voyageurs avec de faux certificats ? La société Check Point Research, spécialisée dans la cybersécurité, a vu de plus en plus de faux papiers circuler sur le dark web, ce web clandestin où il est possible de naviguer de manière anonyme.
De faux certificats de « passeport vaccinal » y sont en vente pour 250 dollars. Pour en obtenir un, l’internaute doit simplement envoyer ses coordonnées et de l’argent et le vendeur lui renvoie les faux documents par e-mail. De faux résultats négatifs du test COVID-19 sont également en vente pour seulement 25 dollars.
Une publicité repérée par Check Point Research propose même une promotion : « Achetez 2 tests négatifs et vous recevrez le 3ème gratuitement ! ».
Annonce sur le dark web repérée par Check Point Research
Sur le dark web, on trouve aussi plusieurs vaccins en vente : AstraZeneca, Sputnik, SINOPHARM et Johnson & Johnson. Leur prix varie entre 500 et 1000 dollars la dose.
Alors que le monde entier rêve de pouvoir repartir à l’étranger, faut-il s’attendre à une croissance du nombre de voyageurs malhonnêtes dans les aéroports ?
La société invite les aéroports à utiliser un QR code ou un code-barres sur le certificat lié à un référentiel sécurisé qui peut valider l'authenticité du document. Cela permet de savoir si le nom de la personne qui y figure a bien reçu le vaccin ou a été testé pour la COVID-19 et si elle a obtenu un résultat négatif.
A l’avenir, Check Point Research affirme que « les pays devraient être en mesure de partager les données signées numériquement pour permettre aux détenteurs de certificats de se déplacer en toute sécurité et de traverser les frontières. Par exemple, la Grèce et Israël ont déjà accepté de reconnaître mutuellement leurs certificats de vaccination. »